Décryptage et Revalorisation de L'Art de L’Écu, de La Chevalerie et du Haut Langage Poétique en Héraldique. Courtoisie, Discipline, Raffinement de La Conscience, état de Vigilance et Intention d'Unicité en La Fraternité d'un Nouveau Monde !

Est-il un Signe qui n'ait pas sa dimension en Sa Profonde Cohérence, cherchant Le Sens à L'Essence ? Est-il un Signe qui n'ait pas son Écho dans L'Indicible ? Est-il un Seul Langage qui n'ait pas Sa dimension Sacrée et révélateur des Réalités occultées ?

En ce Souffle que se veut presque recueillir le Blason, s'enveloppant, tout en proclamant, fleurissent mille et une Parures, puisant dans L'Êtreté, Noblesse celée et décelée. En ce cœur du Bouclier, mille essences, lors que Le Chevalier vêt L'Armure et L’Épée. Rituel et Quintessence en cet Art de La Connaissance que brandit La Torche enflammée, L’Éclat des Vertus Conquises et que l'on se veut protéger ! Aspiration d'une Renaissance Lumineuse en un Art de Vie oubliée, La Nouvelle Héraldie est à reconquérir cette Beauté que La Chevalerie a porté très Haut, au delà de ce que nous sommes encore en mesure d'imaginer. Le voyage se poursuit...

vendredi 24 mars 2017

L'Ancolie


Blason de Baconel : d'or à trois ancolies d'azur. (Picardie)

Sont-ce épanchements du vent en ce printemps
Lors que la pluie cogne contre la fenêtre ?
De nos bouquets d'étoiles est né ce firmament.
Voici L'Offrande en la profondeur de L'Être.

L'Ancolie* douce a étreint mon cœur bien triste.
Ses soupirs épousent ceux de L'Âme à genoux.
Sont-ce nos vagues changées en Améthyste,
Que Le Ciel embrasse de ses propres remous ?

Ces fleurs tiennent un Discours qui me rappelle,
Que je suis à espérer Sa Réalité.
Sa Présence est à sans cesse me rassurer.

Le soir se pare d'un chant qui m'interpelle,
Et je suis confondue par la noble Oraison.
Le merle a su faire taire ma raison.

Océan sans rivage

____


* ANCOLIE. Dans le langage ordinaire des fleurs, cette plante est l'emblème de la mélancolie, mais dans le symbolisme héraldique, elle est celui de l'amour envers Dieu et de la charité envers le prochain.

Le Langage des Fleurs actuel symbolise la folie par l'ANCOLIE.

L'ANCOLIE commune, appelée vulgairement Gant de Notre-Dame, est l'emblème héraldique des familles D'HESPEL et DE VERSORIS.

D'après le Dictionnaire archéologique et explicatif de la science du blason  du Comte Alphonse O'Kelly de Galway — Bergerac, 1901

ANCOLIE, subst. fém., fleur qui entre en quelques écus. On la représente ordinairement penchée, la tige vers le haut.

D'après le Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France de Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842) — Paris, 1816

jeudi 23 mars 2017

Considérations pavloviennes 2


 
Blason de Listringen (Basse-Saxe, Allemagne)

À l'horizon, le ciel a pris une teinte rosée
Traversée de striures pourpre. Un soir du monde...
Une sorte de douceur semble s'être posée
Sur les toits de Paris dont les vagues se répondent

Par nuances de gris parfois lisérées d'argent.
La nuit descend vite. Les fenêtres s'illuminent.
Des entrailles de la cité, des milliers de gens
Regagnent des logis qui ne payent pas de mine ;

Cavernes de plâtre suintant la promiscuité ;
Où trône, comme sur un autel, l'écran cathodique
Qui modélise du Vivant le parodique ;

Vide abyssal que l'on ira ensuite twitter
Sur les ré-sots de la commune insignifiance,
La magie de la chose levant toute défiance.  

Le Spectre à trois faces


Mémoire d'outre-monde

mercredi 22 mars 2017

Maître Coq en son printemps


Blason de Pollestres (Pyrénées-Orientales)

D’or aux coq hardi de gueules, tenant dans son bec une tige de lierre de sinople.

Venez Maître Coq en notre Jardin, dansons,
Ou plutôt dressons ce cortège de douceurs !
L'herbe tapisse les bouquets de notre cœur,
Lors que c'est de joie que bourdonne le bourdon.

Le menuet est à vêtir notre envolée.
Que de grâce en la présence de cette brise !
Vous voici donc non peu fier, un peu guilleret.
Est-ce ce légendaire nectar qui vous grise ?

Je n'ai pas omis de prendre votre tabac,
Celui qui en volute devient un Hymne.
Votre gosier ruisselle encore de cet émoi.

C'est à la vesprée que plusieurs fois nous vîmes
Les souffles se suspendre aux branches des arbres.
Se taisait de même notre pie bavarde.

Océan sans rivage

Le Printemps a ses douces remembrances.
N'est-ce pas Maître Coq ?

Considérations pavloviennes 1


Blason de Wangen im Allgäu (Bade-Wurtemberg, Allemagne)

Avez-vous déjà observé combien chacun
Est à savoir quelque chose sur tout et soi-même,
Par-dessus le marché ? Combien peu n'ont aucun
Doute sur rien et n'affichent pas le moindre problème

Avec le décor de ce monde qu'ils croient réel ?
Admettons. Mais le plus curieux, c'est qu'ils se prennent
Très au sérieux en ces quiproquos mutuels,
Prêts à rejouer, jour après jour, les mêmes scènes.

Il m'est loisible d'en rire puisque j'en reviens.
Comme tous, je m'étais longtemps prise pour une adulte,
Pour ne recueillir que le vide qui en résulte.

L'on ne quitte pas ainsi le réflexe pavlovien ;
L'on doit se battre contre son instinct grégaire,
Accepter de ne vivre que l'instant précaire.

Le Spectre à trois faces

Mémoire d'outre-monde

Recueil d'un frère et d'une sœur (6)


Blason de Vergt (Dordogne, Nouvelle-Aquitaine)


De gueules à la bande d'argent chargée de trois fraises renversées au naturel, accompagnée en chef d'une épée d'or garnie d'argent, et en pointe d'un arbre arraché aussi d'or.


La douce sérénité d'une Brise est devenue Le Semblable.
Les demeures sont les visitations de chacun de nos souffles.
Plaise à mon Frère de savoir que Le Cœur de La Rencontre est tel un oiseau dont la poitrine s'est embrasé.
L'Ami de mon Âme, cette fraternité a les saveurs de la douceur d'un printemps et l'intensité d'un été enfiévré.
Le feu est tel que nous sommes à voler au-dessus des océans de La Quiddité.
Ce sont les vagues qui ne jamais s'échouent, puisqu'elles sont à jaillir jusqu'au Plérôme de notre Amour.


Tu as gravi cette petite colline et la généreuse présence des genêts a chatouillé tes narines quêteuses.
As-tu vu comme tout se suspend en son sommet ?
Le Vent frémit des rosées que le matin a déposées.
L'enfant sourit, grisé des rayons d'un soleil puissant.
Es-tu à plisser les yeux et te protéger en cette visière que forment tes mains ?
Je l'ai vue.
Elle est si belle et je suis à l'admirer.
Jamais mes yeux n'ont pu la quitter.
Durant des heures, je voyage sur les arcs de ses sourcils si bien dessinés.
Ils sont du velours de l'ébène.
Son nacre de visage est si blanc que je suis éblouie.
Elle a les gestes de la pureté et la douceur d'une mère adulée.
Chacun de ses mouvements est à me transporter de sa grâce précieuse.
Son petit corps est de délicatesse et de profondeur.
Lors qu'elle est à ouvrir l'armoire, je suis en ce monde des parfums.
Est-ce le coffre des mille et une nuits ?
Ses mains bienveillantes plient le linge.
Je m'évanouis en elle.
N'est-elle pas un océan de tendresse ?
Mon frère, je perçois un léger sursaut.
Tu es en ton effacement comme troublé.
Je me cache au fond du tablier et je te chante une berceuse.
Parfois, nous sommes à pleurer ces lointaines froideurs d'un foyer.
Ou bien est-ce simple Destinée ?
Le bruit de la cuisine a ses repères et chaque geste est une histoire que tu vas me conter.
Je t'écoute.
Je suis là.
Mon frère, je suis tout en haut et la colline est ce singulier appel.
Je suis à visiter tes questionnements et à te murmurer : n'oublie rien !
N'oublie rien et fais-moi le récit de ces moments que tu vis en ton intériorité.
Mentionne à ta petite sœur tes promenades dans les champs de notre enfance commune.
Parle-moi des violettes et de l'aubépine.
N'oublie pas le prunellier, ni le châtaigner, ni même les fétuques qui caressent nos mollets.
Te souviens-tu de l'anémone ?
Combien de fois l'églantier s'est-il paré de nos baisers juvéniles ?
Combien de fois étions-nous la rivale d'une abeille qui se voulait butiner ces rosiers sauvages ?
Le sirop d'érable devenait nos goûters improvisés.
Ta petite sœur s'est souvent nourrie à la généreuse nature qu'elle ne voulait plus quitter.
Même les petits cailloux devenaient ses bonbons préférés.
Il est des larmes qui ne savent pas couler depuis les abîmes de nos escapades.
Elle est encore présente de l'effluve maternel.
Je suis sur le chemin de l'école et c'est la lune qui m'appelle.
Je ne sais pas pourquoi, mais je suis en elle.
Je ne connais aucune séparation.
Elle est déjà à me faire le récit d'autres contrées.
Je voyage d'étoiles en étoiles et caresse leur scintillement.
Mon frère, tu as ramassé les petits cailloux qui font ce chemin.
Je t'ai retrouvé depuis le jardin de ton intimité.
Je suis à te regarder.
Ne suis-je pas entrée avec toi en ce lieu qui est ta classe ?
Souvenir ineffable et indélébile.
Je suis à te souffler : je suis là.
Je ne lâche pas ta main.
Nous allons bientôt nous retrouver.
Et nous serons assis à l'ombre d'un chêne.
Tu me parleras des fées que j'étais à nommer.
Prends cette confiture des bois, fruit de la cueillette de nos discrètes gourmandises.
Sais-tu que j'ai planté des fraisiers et que j'ai laissé le merle les manger ?
Je venais le surprendre et lui souriais : "Merle de mon Aube, tout en ce Jardin est à toi.
Tu es si beau à chanter !"
Le merle a ri souvent.
Jamais, il n'a tout mangé.
Nous avons partagé.

Océan sans rivage

Pierrot le moineau


Blason de Pfeffenhausen (Bavière, Allemagne)

Pierrot est un moineau vivant dans les gouttières
Dont le chant ne passe pas pour le plus harmonieux ;
Point ne s'en offusque, n'ayant pas l'âme altière
Et encore moins le caractère cérémonieux.

Né un printemps, sous la tuile d'une humble chaumière,
Il passe le plus clair de son temps à l'alentour,
Chapardant sa part de grain des basses-cours fermières,
Se servant dans les écuelles plus qu'à son tour.

C'est un petit débrouillard, la chose est acquise.
Que faire d'autre quand il faut nourrir sa nichée ?
La soupe n'est point offerte, il la faut dénicher.

Un jour, il ouït conter ce qu'une gentille marquise
Avait écrit sur l'un de ses lointains aïeux.
On peut lire cette fable ci-après, si l'on veut.

Marc


La marquise et le moineau, Mémoires de Madame la marquise de Bonchamps sur la Vendée, rédigée par Mme la comtesse de Genlis, Baudoin Frères Éditeurs (1823)

Sagesse du dromadaire


Blason de la guilde médiévale zürichoise Zunft zum Kämbel (Suisse)

Je suis des étendues arides la fière monture.
Né en une oasis, au cœur d'une palmeraie,
Je peux me contenter d'une bien maigre pâture,
Je suis autant porte-faix qu'animal de trait.

Des caravanes la silhouette emblématique,
Les nomades me nomment souvent « vaisseau du désert ».
De prime abord, j'ai un air plutôt flegmatique,
Étant bien peu expansif et encore moins disert.

Mais j'ai plus d'un tour dans mon sac et dans ma bosse ;
Je suis endurant et puis me montrer véloce
Quand je sers de monture aux guerriers des sables.

De courage et de piété je suis symbole, *
Et même de sobriété, si l'on extrapole :
En réserve d'énergie, nul ne m'est semblable.

Marc


* En héraldique, le chameau désigne les voyages faits dans le Levant ; il est le symbole du courage et de la piété. (d'après le Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France de Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842) — Paris, 1816

Le Chemin des Étoiles (I - 6)


Blason de la Maison de Montgrand (Vivarais-Provence)


Acte 1 scène 6 : Le Rocher, La Voix, Océan sans rivage


Le Rocher

C'est ici que tout commence, et pourtant, tout a déjà commencé.
Combien sont ceux qui ont vécu cette étrangeté ?
Me sont parvenus Les mille Chants.
Pourtant, nous ne sommes pas à les pouvoir dénombrer.
Je suis Le Rocher sur lequel s'appuie le pas d'une Monture Céleste.
Je suis en Ma Réalité, partie visible et partie que l'on ne trouve qu'en soi.
Lors que tout est à s'unifier, Je suis celui qui apparaît.
J'ai la seule couleur possible d'une argile pure et je suis d'une douceur extrême.
J'ai beau être solide et inaltérable, l'ambre est mon éclat.
Au dessus du Dôme de ma Réalité est La Cité des Portes immaculées et nul ne franchit leur seuil sans permission.
Un gardien, celui du Labyrinthe, veille et attend que L'Heure soit décrétée depuis Les Paroles Réservées.

La Voix

J'ai suivi Le Sentier scrupuleusement, puis Celui dont on ne peut rien dire a brisé la ligne, et je me suis trouvée nue.
Il m'a lancé une corde, et en ma détresse, je m'en suis emparée.
Je n'avais qu'un petit rocher sur lequel m'appuyer.
Puis, le rocher a glissé de dessous mes pieds.
Il a dit : tiens à L'Anse de sûreté et mentionne Ma Réalité.
Depuis, Il est Celui qui me mène et à Lui je me suis abandonnée.

Océan sans rivage

Il est un Voyage, puis un Autre.
Celui-ci est Le Souvenir du Premier.
Qui est donc à le soupçonner ?
Le Retour est L'Ultimité d'une Mémoire Retrouvée.
Lors que L'Œil du Discernement éclot en La Profondeur de La Caverne, nous sortons du sommeil de La Gestation.
Nous nous sommes éveillés, n'ayant aucune science.
Lors que nous nous sommes retrouvés, nous avons cherché tous ceux que nous avons aimés.
Nous les avons cherchés dans l'intime de notre seul Amour.
Nous n'avions plus de nom, ni de maison.
Le Rocher de L'Invisibilité fut notre seul recours.
Nous cherchions La Stabilité.
Tu as dit vrai, Ô Rocher, en mentionnant Le Labyrinthe.
J'atteste qu'Il est un Labyrinthe dans un Labyrinthe.
Le monde s'est tant affaissé que Le Chemin est désormais scindé.
Sais-tu pourquoi ?

Le Rocher

Le morcellement est tel, que peu sont à présumer de L'Authenticité de cette Réalité.
Le Chemin déploie des ramures inextricables lors que La Conscience est enfouie.
Se sont amoncelés les troubles et se sont intensifiées les brumes.
Les défragmentations se sont complexifiées.
Pour les réunir, il faudrait tout balayer.

Océan sans rivage

N'y a-t-il pas une autre solution en ce siècle ?
Les voies sont-elles toutes fermées ?

Le Rocher

Je ne détiens pas la solution.

La Voix

En nous est La Voie du Tout possible.

Océan sans rivage

C'est en Elle qu'Il nous a menés.
Ce sont les dernières nouvelles.

Les Amis avancent vers le Rocher.
Leur silhouette ne fait plus qu'une.
Ils ne le savent pas encore.

Les Souffles de l'Aube - Le Jardin


 Blason de Biblis (Hesse, Allemagne)

                        L'Amour est un champ que l'on laboure.
                        Il est Le Jardin par excellence.
                        Certains jardins ne verront jamais le jour.
                        Périssent-ils de ne pas voir leur jardinier ?
                        Ne méprise pas cette terre.
                        Elle est à ton image.
                        Elle se nourrit de tout ce que tu es.
                        Penses-tu qu'une terre aride se puisse être cultivée ?
                        Plus le limon est riche et plus je suis à l'arroser.
                        Et plus je suis à l'arroser et plus il est une Rose qui devient une Roseraie.
                        Elle éclot en un Écrin Secret.
                        Elle a mille visages et pourtant Un Seul est embrassé.
                        Chacun de Ses Velours est aussi La Soie d'une pure Fragrance.
                        Nul ne La voit et ne peut L'oublier.
                        Nul ne peut vivre sans La désirer.
                        Ô toi, sais-tu qui tu es ?
                        Ton regard s'est épuisé sans atteindre cette Roseraie.
                        Mille saveurs es-tu à goûter et aucune ne demeure en ton palais.
                        Seule la Rose est la Réalité. 


Océan sans rivage

Blason de Netzschkau (Saxe, Allemagne)

mardi 21 mars 2017

Le Chemin des Étoiles (I - 5)


Blason de la famille Roche (Armorial des familles du Vivarais)

D'argent, au rocher de sable ; au chef cousu d'azur, chargé de trois étoiles d'or.


L'Ami, Marie-Louise, Justine, les êtres éthérés
( ceux-ci sont toujours en groupe et ne savent pas se séparer ) :

Tous se tiennent devant un lac et celui-ci est multicolore à leur approche, puis semble se fondre ensuite avec les couleurs du Ciel.
Des êtres éthérés survolent le plan d'eau.
La Lumière est intense de leur émotion.


L'Ami, en sa perplexité

Les étendues ne sont pas celles que l'on croit.
Nous marchons et Te voilà.

Marie-Louise, émue

L'Ami, je ne sais plus vraiment si nous avons marché, ou si l'on marchait vers nous.
Nous sommes comme immergés en cette nouvelle contrée.
Te souviens-tu comme nous avons traversé de nombreuses zones d'ombres ?

L'Ami, avec gravité

Penses-tu que nous soyons sortis de nos méandres ?

Marie-Louise


Ce que je sais, c'est que chaque jour est une nouvelle clarté.
Je ne me sens plus menacée par ces peurs ancestrales.
Nous savons que nous y avons trempé depuis des... c'est indéfinissable, n'est-ce pas ?
Quand bien même nous pourrions nous étendre là-dessus, nous serions encore en deçà de La Réalité.
Je crois que l'on nous veut nous mener encore plus loin.
Sommes-nous prêts ?

Justine

Serons-nous jamais prêts ?
Si nous nous posons la question, alors nous ne le serons jamais.
Être, et tout vient en ce Être.
Je n'ai pas de doute.

Marie-Louise

Mon cœur est-il la seule mesure de mon Être ?
Comment authentifier un Chemin ?
Je pense que là réside tout le secret.
Voyez-vous comme Le Lac change d'aspect selon ce que nous sommes à dire ?

L'Ami

Nous ne sommes plus à l'extérieur.
Ceci est notre propre monde.
Il est en cet imaginal à nous guider
Sommes-nous à voir ?
Ceci relève du Percevoir.
Nous perçons depuis Le Dedans.
Je comprends lors que L'Océan est à se demander s'il est encore un océan.
Se vit-il comme s'il était en son Extérieur ?
Il est en Lui-même, L'Océan de Son Océan !
Je comprends alors qu'il existe une infinitude d'Océans en L'Océan.

Voici que L'Ami fait quelques pas et s'approche du Lac.
Une sorte de vague est à se soulever et danse tout autour de lui.
Il lève le regard et sourit.


Justine en sa fougue

Je ne suis plus ici.
Je suis encore plus loin que tout.
Je vois les ondes du crépuscule nous étreindre.
Je veux de suite plonger en ce Lac.
Est-il seulement un Lac ?
Venez mes Amis, allons la rejoindre.
Je ne veux plus jamais me sentir loin.
Je n'aime pas être une seule seconde distraite de Sa Réalité.
Si je ne suis pas en Elle, je n'ai plus aucune substance.

Marie-Louise

Nous sommes en cette seule possible Union.
Pouvons-nous nous séparer ?
C'est impossible.
Nous ne pouvons pas douter un seul instant, car nous ne voulons pas nous perdre.

L'Ami

Nous avons déjà plongé.
Nos âmes ont anticipé sur notre raison.
Cela relève d'un autre plan.
Nous y sommes déjà.


Il se met à rire.
Les êtres éthérés surgissent.
Ils tournoient.


Tous les êtres éthérés ensemble

Les Beautés sont à se déployer, mais il est une Majesté qui ravit tout entendement.
La nuit est devenue le jour, et le jour est devenu la nuit.
En rangs serrés, les nuages ont épaissi le ciel.
Certains ont goûté au fracas.
Ils ont sombré dans les gouffres de leur mental.
Les émotions ont parfois les larmes de La Réalité et s'unissent à cette Immensité.
Le Firmament est Leur Lac.
Il est Celui de L'Origine.
Il est La Mémoire fixe et la Mémoire mouvante.
Les pèlerins aspirent à s'élever jusqu'au sommet de leur possibilité.
Pour que Cela apparaisse, il est un champ de ruines.
Un seul Rocher et c'est là que se trouve le premier pas.
Celui de La Verticalité.
C'est en cette cordée que tous sont à se sauver.

Nous voyons les Amis se donner la main et rejoindre Océan sans rivage qui se tient sur le Rocher.

lundi 20 mars 2017

Les Souffles de l'Aube - La Voie


Blason historique de la ville de Bod (Burzenland, Roumanie)

Se vider est une plénitude.
Il n'est plus aucun besoin.
Le vide chasse le vide.
Comprends bien.
Tout vient lors que nous n'en avons plus besoin.

La Voie commence depuis une intention première.
En Elle est une Guidée.
Nous sommes à la retrouver.
Seigneur, sans Toi, comment aller ?
Et comment Te trouver ?
Tu guides qui Tu veux.
Tu es notre Seul recours depuis que Tu nous as fait basculer.
Il est une Conscience qui naît en son Vivant.
Seul Le Vivant reconnaît Le Vivant.
Je n'ai pas cherché à me complaire.
J'ai choisi de Te retrouver.
Tu es Celui qui appelle et je suis celui qui répond.
C'est parce que Tu me réponds que je T'appelle.
Il m'a fallu, pour marcher, entrer en L'Inconnu.
C'est parce que je T'aime que je n'ai pas eu peur.
C'est parce que j'ai confiance en Toi que je suis Ton chemin.
Il est une Finalité. Elle est La Seule Orientation possible en ce monde-là.
Il n'est plus aucune réalité que La Tienne et c'est Elle qui est ma Voie.

Océan sans rivage

La Chambre Royale


Blason couronné de Saint-Palais (Pyrénées-Atlantiques)

De gueules au rai d'escarboucle pommeté et fermé d'or allumé en cœur de sinople.

Une Chambre Royale attend son chandelier.
La Table repose patiemment en son centre.
Douceur d'une flamme qui est à vaciller.
Les murs ruissellent de perles opalescentes.

Ce sont des marches de velours qui tressautent,
Lors que le silence mesure les langueurs,
Des paupières closes qu'effleure L’Émeraude.
S'encensent les diaphanéités de ton cœur.

Quel est cet élixir dont s'abreuve L'Âme ?
De pourpre et d'or, est La coupe à se remplir.
C'est Le Mystique Rossignol qui nous charme.

S'élève depuis la sublimation, ce Désir.
Est-ce L'hymne incantatoire de L'Amour,
Lors qu'à genoux, tremblant, nous sommes en ce Discours ?

Océan sans rivage

Rien ne sert de courir


Blason de Haas von Schönenwerd (Suisse)

Mille choses se veulent accaparer notre esprit ;
Nous courons, tantôt à droite, tantôt à gauche.
Une affaire est-elle réglée, que nous voilà repris
Par une autre ! C'est ainsi : d'approche en ébauche,

Nous pensons vivre en ne faisant que semblant ;
Voulant fuir la Bête dont nous tétons les mamelles ;
Rêvant de couleurs dans un monde en noir et blanc
Mais mangeant la même tambouille dans la même gamelle.

En la saison, l'on se donne des airs de printemps
Et l'on voudrait qu'en soi, il fasse toujours beau temps,
Sans trop prêter l'oreille à cet oiseau qui chante

Sur la branche et que couvre le bruit des moteurs.
Ainsi, la hâte, en son effet escamoteur,
Dévore le Vivant qui en chaque instant s'enfante.

Le Spectre à trois faces


Rien ne sert de courir, il faut s'arrêter à point.

Prenons tous les balais


Blason de Louit (Hautes-Pyrénées, Occitanie)

D'azur aux deux balais d'or passés en sautoir, accompagnés en

chef de deux étoiles d'argent et en pointe d'une étoile aussi d'or.

Les uns et les autres sont de sagesse attitrée.
Voici de belles sentences édifiantes !
Clamons haut et fort, sans rien oublier :
Printemps, es-tu nos promesses efficientes ?

C'est en soi d'abord que l'on est à balayer.
En cette maison, la poussière fait office
De naturel. L'on néglige ces saletés.
Serions-nous prêts à ruiner cette Bâtisse ?

A se vouloir ainsi reluire de l'extérieur,
L'on devient vite esclave de sa parure.
La poussière du dehors est bien plus pure !

C'est de ne plus se voir qui est un vrai malheur.
Lors, prenons tous les plumeaux et tous les balais
Et chassons le sommeil profond qui nous gagnait !

Océan sans rivage

Ménage de printemps


 Blason de la baronie de Hexenhain

Vivre à ciel ouvert n'en inspire pas moins
L'esprit de logis, étendu au territoire.
L'on se doit d'y voir de près autant que de loin,
Et le rappeler n'est point superfétatoire.

Commère Cigogne, de l'ordre des échassiers,
N'est point la dernière à faire sienne cette sentence.
L'on ne se refait pas et, quoi que vous fassiez,
La nature vous replace bientôt sous son ascendance.

L'on se doit régler sur cela, faire de son mieux.
Ces principes étant bien posés, la Dame du lieu
A mandé, pour lui prêter main forte, sa voisine.

La prairie est vaste, l'on n'est pas trop de deux ;
L'on s'active et se montre très chatouilleux ;
Le mulot sera aise et meilleure la cuisine.

Marc

Coïncidences


Blason de Filzbach (canton de Glaris, Suisse)

Les grands événements ont toujours leurs prémices :
Les négatifs s'annoncent par des mises en garde
Et les positifs par des signes qui saisissent
L'âme ; mais ne les voit que celui qui regarde.

Si l'on a de la vie une conscience unitive,
Plus rien n'est détail car rien n'est dû au hasard.
Mais si l'on a des choses une vision réductive,
Alors tout s'embrouille vite dans le mental hagard.

Pourtant, ce ne sont pas tant les coïncidences
Qui se multiplient, mais bien plutôt l'acuité
Qui s'affine de voir au-delà des apparences.

Peu à peu, s'ouvre à l'esprit l'architecture
De toute une existence en sa totalité
Et ce que l'on nomme pensée en est la lecture.

Marc

Voir aussi sur Naissance et connaissance

Équinoxe


Blason de Vellefray-et-Vellefrange (Haute-Saône, Bourgogne et Franche Comté)

En ce jour d'Équinoxe qui marque le retour
Du Printemps, le Grand Cerf des Bois, l'âme suzeraine
De ce royaume arboré, mande tout à l'entour
Ses fidèles vassaux. Depuis les orées lointaines

Accourt la gente animale : celle-ci par les airs
Et celle-là par voie de terre. Pour la dernière,
Celle qui nage, elle a député quelques pairs
Qui ont élu demeure en la mare d'une clairière.

« Mes amis, qui avez survécu à l'hiver
Ou qu'a épargnés des humains la cruelle chasse,
Accueillons avec joie l'an neuf qui s'est ouvert

Et portons très haut notre animale dignité.
Les hommes, qui à des temps difficiles doivent faire face,
Nous regardant, gagneront en humanité. »

Marc

dimanche 19 mars 2017

Tendresse Infinie


Blason de Guebwiller (Haut-Rhin, Alsace)

À votre insu, Noble Ami, témoin d'une scène
Je fus, et garde à ce jour une tendresse
Infinie, lors qu'un Lutin, sous le haut chêne,
Vous manda. Immense semblait sa détresse.

N'était-il pas perdu et cherchait son chemin ?
« Je ne suis pas un aveugle pour être sourd.
Maître de céans est en une Haute Cour.
Grimpez sur mon dos, Lutin, et ne craignez rien. »

Cet exploit en vaut bien un autre. Un petit
Est un grand en miniature, et je vous le confie,
Depuis ce jour, je suis en une confiance.

Je ne sache pas que la valeur d'un être
Se mesure à sa taille, ni à sa conscience.
C'est ainsi, une porte en moi s'est ouverte.

Océan sans rivage

L'Amitié nous surprend.