Décryptage et Revalorisation de L'Art de L’Écu, de La Chevalerie et du Haut Langage Poétique en Héraldique. Courtoisie, Discipline, Raffinement de La Conscience, état de Vigilance et Intention d'Unicité en La Fraternité d'un Nouveau Monde !

Est-il un Signe qui n'ait pas sa dimension en Sa Profonde Cohérence, cherchant Le Sens à L'Essence ? Est-il un Signe qui n'ait pas son Écho dans L'Indicible ? Est-il un Seul Langage qui n'ait pas Sa dimension Sacrée et révélateur des Réalités occultées ?

En ce Souffle que se veut presque recueillir le Blason, s'enveloppant, tout en proclamant, fleurissent mille et une Parures, puisant dans L'Êtreté, Noblesse celée et décelée. En ce cœur du Bouclier, mille essences, lors que Le Chevalier vêt L'Armure et L’Épée. Rituel et Quintessence en cet Art de La Connaissance que brandit La Torche enflammée, L’Éclat des Vertus Conquises et que l'on se veut protéger ! Aspiration d'une Renaissance Lumineuse en un Art de Vie oubliée, La Nouvelle Héraldie est à reconquérir cette Beauté que La Chevalerie a porté très Haut, au delà de ce que nous sommes encore en mesure d'imaginer. Le voyage se poursuit...

jeudi 25 août 2016

Mystérieuse tour d'argent

Blason de Cucubon (Lubéron, Vaucluse)

Comment peut--on pénétrer dans cette tour d'argent
Gardée par deux géants à la mine peu amène,
Armés de grosses massues et donc peu engageants ?
Que sont donc à surveiller ces énergumènes ?

Est-il en ce lieu quelque mystérieux trésor
Qui échauffe l'esprit et suscite la convoitise ?
Ou est-ce la demeure d'un sorcier jeteur de sorts
Qui fait fond de commerce de l'humaine bêtise ?

Ou plutôt celle d'une âme qui vit ici recluse,
Lors qu'elle est de langueur et de douleur percluse,
Désireuse que nul jamais ne puisse l'approcher ?

Comment détourner l'attention des sentinelles
Qui jamais ne dorment, sinon d'une seule prunelle ?
Les Goliath restent plantés là, tels des rochers !

Marc
_____

De gueules à la tour d'argent, ouverte et ajourée du champ, accostée de deux sauvages de profil affrontés du même, qui la tiennent, celui de dextre de sa main dextre, celui de senestre de sa main senestre, l'autre main tenant une massue.

dimanche 21 août 2016

Voie Nocturne

Armoiries-sceau du Kazakhstan (Asie Centrale)


La Voie est Nocturne,
Elle se veut cachée en Sa Réalité
Sache-le, les voiles s'écartent au Jour Levé
Mais qu'est-ce donc les voiles de L'Êtreté ?
Que sont-ce ces vagues qui nous font chavirer ?
Le veux-tu savoir, car en ce cœur est belle Fortune
Sommes-nous à nous amuser ?
Il est une Vie, et tant de secrets en Son Écrin
Qui est donc insouciant devant Son Destin ?
Mille scénarios qui se veulent Le retrouver
Entends-donc le murmure qui se veut Appel
Il est à chanter de mille façons et t'offrir le Ciel
En chaque chose est à jaillir une Quintessence
En Elle, l'Apparent et Le Caché sont Gage d'une Présence
Pour L'heure, je suis à m'étonner
La Vie est une Voie Celée
Tous nous sommes à la vouloir retrouver
Ce qui s'offre en la triste réalité
Est en deçà du Sublime Chemin
En La Nuit, il est un Clair Matin
La Merveille d'un grand Destin
Je me veux chevaucher la Monture Céleste
Naviguer en L'Océan Cosmique sans conteste
M'étourdir des Conquêtes stellaires
Lors que mon âme ivre boit à la Coupe que l'on vénère !

Naïla

Vie Primordiale

Blason de Saint-Augustin (Corrèze)


Ma foi a les violences de La Nature
Les tumultes d'une tempête
Les violences d'un ouragan
Les affres d'un feu consumant
La nostalgie des implorants
Les larmes des repentants
Les secousses de La Terre
La force des torrents
Le cri des fougueux
L'Amour des torturés
Je suis la Nature en tous ses états !
Je suis La Vie Primordiale
L'éclat du moment Virginal
L'Instant qui naît en des milliers
Je suis Le début des étoiles
Et La Quintessence des Astres
L'éclosion du Règne Végétal
Les soupirs de La Rosée Aurorale
Je suis les suintements du Firmament
Les Nuées magistrales qui ondoient
Je suis le clapotis de L'Eau
Et le transpir de tous les minéraux
A L'Aube, j'embrasse les voiles Nocturnes
Me voici en ces effluves que recueille le cœur
L’Étreinte du Roi me tient captive
C'est en La Nuit Profonde qu'est mon bonheur.

Naïla
_____

Écartelé, aux 1 et 4, d'azur au phénix d'or, sur son immortalité de gueules, regardant un soleil d'or issant du canton dextre du chef aux 2 et 3, d'argent à un arbre arraché de sinople, sommé d'une colombe de gueules, au chef d'azur chargé de trois étoiles d'or.

Voie héraldique : tranché


L'épée frappe lourdement du haut en bas et laisse
Sur l'écu l'empreinte profonde de ce premier coup ;
Le combat vient de commencer, aucun ne baisse
Sa garde ; il faut faire honneur à sa Dame surtout.

Ainsi sont les hommes, si ce n'est pour l'or, c'est pour
L'amour et le plaisir qu'ils s'échauffent le sang,
Sacrifiant beaucoup pour ne faire qu'un petit tour
Dans le fragile château d'un bonheur vite passant.

L'on se bat pour quelques arpents, deux trois chaumières ;
Outre la gloire, il importe d'agrandir son fief ;
Lors, contre son voisin, l'on s'invente des griefs.

Tranché est l'une des quatre partitions premières ;
Une ligne oblique court de la dextre du chef
À la pointe senestre, c'est net autant que bref.

Voie héraldique : taillé


L'épée frappe de haut en bas et de senestre
À dextre ; ici, point de feinte, le coup est rude ;
Affrontement piéton ou combat équestre,
Cette attaque semble n'avoir été qu'un prélude.

L'écu remplit ainsi son office : il protège
Celui qui en porte les couleurs avec honneur
Et vaillance ; bien parer est affaire de stratège ;
Le bras ennemi s'épuise en coups lamineurs.

Le taillé partage le champ de l'écu en biais ;
C'est l'une des quatre divisions qui n'ont qu'un trait
Et qui sont appelées partitions principales.

La voie de taillé est de courage au combat ;
À caractère bien trempé, point de moral bas ;
De ces vertus, elle est l'image archétypale.

Maître Coq en sa cuisson

Composition de l'auteur


Je suis le roi de la basse-cour ? Laissez-moi rire !
Certes, la poule pondeuse n'est point farouche, c'est le moins
Qu'on en puisse dire ; et si la chose prête à sourire,
Elle n'est pas transcendante, j'en suis témoin.

Je me fait fort d'être alerte en mon ramage
Et de ravir l'âme bucolique du campagnard ;
Il faut être à la hauteur de son plumage ;
Mon chant n'est ni d'un fainéant, ni d'un geignard.

Un jour, je fis la rencontre d'une étrange poule ;
Je croyais tout savoir sur les gallinacés !
Un courant puissant me fit sauter comme ampoule !

Lors, je n'ai pas cessé de cuire et de recuire.
Foin de ma superbe ! Elle appartient au passé !
J'en suis même à rôtir ! Comment vous le traduire ?

Marc

samedi 20 août 2016

Retour subliminal

Composition de l'auteur


Que jamais ne s'effacent ces heures gravées au feu
Sur la toile intérieure dont parfois les couleurs
Se ravivent, quand souffle le vent insidieux
Des jours heureux promis à de cruelles douleurs.

Tant de lieux sont encore chauds de tous ces instants
Arrachés des griffes de l'implacable destin ;
De toutes ces folles échappées dérobées au temps,
Le Jardin demeure et sa table de festin.

Il est des lieux, désormais, où je n'irai plus,
De peur de marcher encore sur les chemins vides
Creusés d'ornières menant aux lendemains arides.

Mais l'Âme poursuit sa route, en sa quête d'Absolu ;
De porte en porte et de ténèbres en Lumière,
Jamais plus ne s'en retournera en arrière.

Marc




L'Enclos Virginal

Sous La Voûte Édénique est un enclos virginal
Les yeux ont rencontré les vagues ondoyantes
De L'improbable Lieu devenu Sentier Vertical
Le Temps s'est invité en Sa singularité clairvoyante
L’étonnement est une Grâce que le Cœur surprend
En un tressautement qui ne sait plus se définir 
Lors que les branches frémissent au vent luxuriant
Et que l'Âme se suspend en L'Essence d'un soupir
L'intention se veut incessante Pureté de Cristal
Au pied de L'Arbre, est le murmure de L'Oraison
Les furtives perceptions d'un Monde Subliminal
Le Compagnon ouvre une brèche en notre horizon
Le Ciel arbore les Parures de L'Invisible Manteau
Il n'est plus aucun Souffle excepté Celui du Roi
Ô Âme, soyons unis et tenons haut Le Flambeau
Que nos êtres cherchent La Paix en cet intime émoi
En ce Jardin, sont révélés tous nos profonds états
Le silence ponctue souvent nos promenades
Ô Âme, qu'ai-je appris ici, si ce n'est de voir L'Insondable,
Qui se voulait perpétuelles Révérences du Cœur ?
Il n'est de vide qu'en notre esprit, rien n'est jamais perdu
En ces allées, comme est vivante notre innocente ardeur
Rencontrer Son Noble Roi est L’Éternité tant attendue 
J'ai plongé en ce Centre qui est aussi Ton précieux Cœur
Me suis allongée sur le parterre de mon indicible Bonheur !

Naïla

Vibrance vermeil

Blasons de Niedereschach (Bade-Wurtemberg) et de Kolkwitz (Brandebourg, Allemagne)


Tous les poissons s'attrapent ; pourtant, il en est un
Qui n'est ni consommable ni élevable ;
Il n'est pas un milieu qui lui convienne, aucun ;
Il se mourrait, tout lieu lui est invivable.

Il faut lui creuser un bassin profond sans bord
Car il aura besoin de nager à sa guise ;
Si l'on cherche à le surprendre, il fait le mort ;
Pour le voir, une patience sans limite est requise.

Nulle main, même la plus ferme, ne le saurait saisir ;
Le pouvoir approcher est déjà rare plaisir.
S'il est heureux, il monte en surface et frétille ;

Scintillements d'écailles en mille reflets de Soleil !
Sur l'onde gracieuse il glisse, telle une vibrance vermeil.
Un monde d'abysses miroitent parfois dans sa pupille...


Blason de Brockdorf (Schleswig-Holstein, Allemagne)

Voir aussi sur La profondeur

vendredi 19 août 2016

Arrière-saison

Blasons de Dossenheim (Bade-Wurtemberg, Allemagne) et de Oberwil-Lieli (Argovie, Suisse)


Voici venue du bel été l'arrière-saison ;
Le soleil encore vaillant s'en fait une raison ;
Il tarde à se lever, tant son ardeur décline ;
Le soir, il se couche plus tôt derrière la colline.

La baie du raisin se gorge du dernier rayon
Qui voit peu à peu s'émousser son aiguillon ;
Dans les vergers, la pomme rustique flatte la narine
Et en lisière de forêt, la mûre purpurine

Promet une savoureuse confiture au cueilleur.
La nature dispense ce qu'elle a de meilleur
Quoique traitée avec beaucoup d'ingratitude.

Est-elle est généreuse, qu'on en exige toujours plus !
Est-elle chiche, qu'on ne lui chante plus l'angélus !
Elle meurt d'être livrée à l'humaine ogritude.


Blason d'Altenweddingen (Saxe-Anhalt, Allemagne)

Soleil

Blason de Barbâtre (Département de la Vendée)

Coupé ondé d'azur et d'or, au soleil de l'un en l'autre.


Ô Soleil tournoie en Ton illustre Beauté
L’extase qu’absorbe une Montagne devenue Vent
Quand les soupirs s’unifient au souffle du Chant
Oh Quand tout est danse, le voile est un drapé léger
Suintement d’ Amour est Langueur
L’aimer est Joie, sourire, et pleurs
L’Aimer est Fusion dans le délire et l’Expir
L’Aimer, Le contempler, mourir et vivre
Dans le Vent, Il murmure, Sa Voix est Lumière
Captif du Soleil, le Regard devient aussi Clarté
Dieu est Mystère de tous les amours unifiés
L’Aimer et irradier à Son Image en cette Pureté
Qui Le voit en cette Parure, donne sans compter
Soleil, Astre de la nuit, Ta Lune te suit encore et encore
Invite, dans la pâle lueur, tremblante, en cette éternité
Magistral, Suprême Roi, y a t-il plus grand Trésor ?

Naïla

Cette Parure

Blason de Raoul de Tréal, évêque de Rennes (de 1363 à 1383)

De gueules au croissant de lune burelé d'argent et d'azur.


Le secret est semblable au murmure, jamais ne s’achève
Jamais ne s’épuise, car Sa Source est Secrète Contemplation
Un lac qui s’abreuve des échanges dans la grâce et l’effusion
Le cœur vibre, et le silence devient plus éloquent en cette trêve
Jamais ne s’éteint ce qui s’attise dans la Magie du Présent
Quand est suspendu le mouvement, la douceur étourdit encore
Des roses éternelles s’offrent sous le regard de l’intime accord
Le chavirement atteint cet extrême, qu’exalte le Remerciement
Une Lune étreint le petit corps, son éclat est Suave Parfum
Rivières d’abondance en la Rosée nostalgique, offrande au Divin
Révérence de la Majesté, pérennité troublante en l’Image
L’Esprit visite les Jardins de l’Immortalité dont parlent les Sages
La Puissance émanée fait l’éloge d’une Rencontre parée de toute Beauté
En ces voiles de Lumière, le cœur ne sait plus que faire et pleure
Car des Bras de l’Ami, vient le velouté toucher
S’incline alors celui qui doit s’incliner, en cette Parure est le Seigneur.


Naïla

L'Arbre de La Majesté

Blason de Bouxières-aux-Chênes (Département de Meurthe-et-Moselle)

D'or au chêne parti de sinople et de sable.


A Toi tous les Noms, ceux que l’on connaît
Et ceux que l’on ne connaît pas, Ton Secret
Jaillissement d’une Conscience qui s’exclame
Quand le pas léger effleure le sentier de Grâce
Les yeux se posent, sur les voiles, et l’Âme
Étreinte, voit chaque chose à sa place
Le vent, l’oiseau, les fleurs, les ruisseaux
Déploiement dans la lenteur d’un Chant inconnu
Puisée dans l’océan, une perle rappelle l’Echo
En ce cœur dilaté, te souviens-tu?
Comment sous Ton Regard, tout est né?
Ceci est l’Arbre de la Majesté, l’Esprit Altier
Par lequel nous pouvons voyager, pliant les distances
Tantôt Ailes, tantôt branches Célestes
Frôlement d’une délicate Incandescence
Sous une voûte qui attend la douceur des gestes
Pour chaque arrêt, un monde naît sous tes pieds
De l’Origine, je suis affamée, La Poésie du Bien-Aimé.


Naïla

Musicien

Blason de Sainte-Cécile-les-Vignes (Vaucluse, Alpes-Provence-Côte-d'Azur)

D'azur à la harpe d'or, au chef d'argent chargé de trois grappes de raisin de gueules.


Musicien, saisis-tu les partitions écrites par Ses Mains?
Musicien, l’émotion atteint des paroxysmes douloureux
Dans la tempête des doigts, le son exalte mon chagrin
Musicien, tu assièges encore le ciel tumultueux
Que vais-je devenir de me languir ainsi, je suis déchirée
A genoux, prosternée, je Te supplie, Ta présence est Souveraine
Ce corps ploie sous la Magnificence sublimée
Ton Éclat ravit mon âme et je veux être Ta reine
Dans le tourbillon du Souffle, les cieux sont les feuillets
A chaque pas, je lis et m’évanouis en ces nouvelles
Épouser Tes Nobles Paroles, se laisser porter
Épouser chaque ondulation vivante, immatérielle
Les notes enivrées du Bien-Aimé, se laisser guider
Partir, et où fuir, quand je sais que tu es Là
Mon Ami, juste être auprès de Toi
Juste écrire aussi, rendre compte de Ta Merveille
Pourquoi ne voient-ils pas le Roi
Pourquoi se perdent-ils en ce profond sommeil?
Ont-ils perçu Ta Majesté dans chaque pas?

Naïla

Éden

Blason de Carticasi (département de Haute-Corse)

Ô Paradis fleuri, cœur secret des Amants
Dans le Renoncement, mille tourmentes
Par la douleur traversée, ils sont restés vivants
La blessure est devenue effusion évidente
Ô Jardin, enlacement des soupirs de l’Origine Sublime
Une seconde de ce brasier, le Voyage devient un doux sentier
Ô Ruisseau, Ton clapotis léger se mêle à la perception infime
Saveur des mondes, consciences conquises, ceci est caché
Les contractions plient le temps et les distances, jour et nuit
Les paupières closes donnent accès à l’Ultime, en toutes choses
Si le ruisseau est abondance, en lui, alors tu vois l’Océan infini
Si le Jardin est roseraie, de l’effluve délicat, surgit ta Rose
Si le monde est image, la plume devient ondulation
Dans les vagues du décor se trouve Son Discours
Chaque ciel est une encre dans laquelle puise la Vision
Chaque ciel est Miroir de l’âme, feuillets de l’Amour
Chaque ciel rend compte du Voyage Ailé, beauté du polissage
Je bois à cette Fontaine, ma soif est gage de Présence
Je bois dans la Coupe de Tes mains, l’excellence d’un Présage
La Terre est devenue myriade de rochers, en toute confiance
S’y pose le pied intérieur, avance dans la merveille de l’échange
Gratitude, extase dans ce qui est effacement, seul, Ton Témoignage
Ce qui se trouve en ce Jardin, Eden de mon âme, Ton Compagnonnage
Sublimité de l’expansion, dans les bras du Roi, aidée des ailes de l’Archange.

Naïla
_____

Coupé en chevron: au 1er d'argent à l'aiglette de sable, au 2e de sinople à trois cailloux mal ordonnés d'argent; chapé brisé en chef d'azur à la rose d'argent accostée de deux demi-vols affrontés du même.

Sagesse du roi Salomon

Blason de Stockholm (Suède)

Combien acquérir la sagesse vaut mieux que l'or !
Et bien davantage que l'argent, l'intelligence ! (1)
Les Proverbes de Salomon résonnent encore
En ces temps qui méconnaissent la Divine Régence.

À son fils : Que tes lèvres gardent la connaissance
Car les lèvres de l'étrangère distillent le miel,
Prévenant : Si tout en elle inspire la plaisance,
À la fin n'en demeurera qu'un goût de fiel. (2)

Tout n'est-il pas dit déjà ? Mais personne n'écoute !
Autant en emporte le vent ! L'humanité
Devrait avoir six mille ans d'expérience, sans doute,

Mais à chaque génération, retombe en enfance, (3)
Toujours prête à souffrir pour mille futilités
Et prenant pour lumière ce qui n'est qu'ignorance !

Marc
_____

(1) Proverbe 16 : 16
(2) Proverbe 5 : 2, 3
(3) Tristan Bernard (1866-1947)




Ce soir-là

Composition de l'auteur


Ce soir-là, le Ciel était d'une splendeur radiale !
Le Soleil libérait son feu derrière les nues,
Couvrant d'une voie de Lumière la Maison royale.
Le Roi traçait le Chemin de Sa proche Venue...

Ce soir-là, le dôme céleste annonçait une fête
D'une munificence que nul ne put soupçonner.
Mais aucun des endormis ne leva la tête ;
De la Vraie Beauté, nul ne fut à s'étonner !

L'Amie, ce soir-là, le Ciel semblait une toile peinte
Aux dimensions d'un firmament. L'âme est étreinte
Et pleine de gratitude devant tant de Bonté.

Même la mouette jolie, en sa danse la plus gracieuse,
Lors qu'elle se posa, marcha de la plus précieuse
Façon qui soit. Il m'a plu de te le conter.

Marc
_____

Le ciel est large de Sa Coupole qu’Il nous offre, et nous sommes confondus devant la plus surprenante des Majestés.
Nous marchons en cette Terre Céleste, osant à peine poser le pas, tant nous sommes émerveillés devant La Révérence du Roi Magnanime !
Ce qui est apparent fait écho à ce qui est caché en nous !
En accueillant cette Beauté, nous laissons toutes Beautés possibles jaillirent en nous.
La Vie est un apprentissage, et comme nous sommes à nous orienter, comme nous découvrons La Vision !

Fais ce que dois


Blason de Bünde (Rhénanie du Nord - Westphalie, Allemagne) 

Comme le fer aiguise le fer, deux esprits s'affutent ;
Leurs épées se fondent en une à double tranchant
Dont la puissance, que nulle autre ne lui dispute,
Combat le félon et fait tomber le méchant. 

Nul ne saurait briser la plus noble alliance
Qui soit, lors que deux cœurs sont à donner leur foi
Au Roi des rois. Est-il plus digne obédience
Sous laquelle s'écrit cette devise : « Fais ce que dois »? 

Telle est de l'âme chevaleresque la voie d'honneur ;
La justesse d'un acte se mesure à sa hauteur
Qui ne se peut tenir que dans la Verticale. 

Tout homme est toujours le vassal d'un suzerain,
Mais le plus Grand est de notre âme le Parrain ;
De Lui Seul nous recevons la couronne ducale.

Marc

Blason ancien d'Åbenrå (Danemark)

mercredi 17 août 2016

Coq bicéphale

Blason de Versailles (Yvelines, Ile-de-France)

Un mien ancêtre qui tint basse-cour à Versailles
Lors de ces temps troubles de la Révolution
Qui se promit avec le Trône bonnes fiançailles
(L'on verra ce qu'il en fut d'une telle solution)

Eut l'heur de voir se changer l'écu de la ville
En l'an de disgrâce dix sept cent quatre vingt neuf ;
L'on rêva d'une monarchie d'obédience civile ;
La grenouille voulut se faire aussi grosse qu'un bœuf.

L'on garda les fleurs de lys d'or sur champ d'azur
Que l'on plaça sous l'égide d'un coq bicéphale,
Symbole de liberté naissante et triomphale.

Mon aïeul salua derechef une mesure
Qui rendait hommage à la gente gallinacière ;
Nous avons le cœur hardi et l'âme princière.

Marc
_____

D'azur aux trois fleurs de lys d'or, au chef d'argent
chargé d'un coq bicéphale issant au naturel.

Je te salue, Soleil

Blason de Sonnewalde (Brandebourg, Allemagne)

Je te salue, Soleil, ta présence m’est bonne ;
Tu es affectueux avec tous car tu donnes
Lumière et chaleur aux bons autant qu’aux méchants ;
Tu mûris le fruit ainsi que le blé des champs.

Tu nous promènes dans l’univers avec ta ronde
De planètes et par toi partout la vie abonde.
Le matin, c’est toi qui éclaires ma première heure ;
Le soir, tu m’illumines de ta dernière lueur.

Tous t’espèrent autant qu’ils te craignent
Car tu gouvernes la vie autant que tu règnes
Sur le désert aride qui ensable la terre.

Redoutable est ton pouvoir mais rassurante
Est ta puissance car toute créature existante
Tend vers toi dès qu’elle quitte le sein de Déméter.

Marie-Louise

Blason des Kiribati (État archipelagique d'Océanie)

Ultimité

Blason d'Elektrostal (Oblast de Moscou)

La vie... une salle d'attente, une école de patience,
Où la plupart passe son temps à le tuer,
Très souvent en dormant, en toute bonne inconscience.
Le réveil laissera plus d'un éberlué.

Ne pas manquer le train, certains ne passent qu'une fois ;
Battre le fer tant qu'il est chaud, dit l'adage ;
L'épreuve du feu donne la vraie mesure de la foi ;
C'est à son aune que se fera le Grand Passage.

Un siècle de vie ne compte que pour un instant ;
Toute l'existence se retrouve en celui, ultime,
Où l'Âme nue se verra en Son Regard Intime.

Lors, laisse là tout superflu, car il est temps
De te mettre en chemin ; longue est la route
Pour la Maison ; ne recule plus, quoi qu'il en coûte !

Marc
_____

Voir aussi sur Naissance et connaissance

mardi 16 août 2016

Caresse d'une Abeille

Blason de Bains-les-Bains (Département des Vosges, Lorraine)

En cette Cascade de Vie est une féerie
L'Ami, il n'est aucun doute, je te le dis
En levant haut le Regard, Il est à se voir
Tant de beauté manifestée pour chaque soir

Se voudrait-on L'oublier, voici notre hôtesse
Elle nous honore de sa pure et chère Tendresse
Je veux parler de La butineuse ouvrière
Alanguie par les Rayons d'or et de poussière

Il est un Chant Vaillant en ce Nôtre Jardin
L'Abeille a caressé la main tendue du cœur
J'en veux pour Témoins nos doux deux regards rêveurs

Toi cheminant, les étoiles sont ton parfum
Dont le miel solaire est un suave chemin
En ces yeux, se repose mon frêle corps étreint.

Naïla
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D'azur à la fontaine d'or jaillissante et rayonnante d'argent, accompagnée en chef
d'un B d'or clouté d'argent de cinq pièces à dextre, et d'une abeille d'or à senestre.

lundi 15 août 2016

Cheminance

Blason (ancien) de Hopsten (Westsphalie, Allemagne)

Je suis un hardi compagnon, toujours allant
Droit devant, bon pied et bon œil, l'esprit alerte,
Par monts et par vaux, cœur vaillant, sourire galant
Et l'âme vagabonde à toute rencontre ouverte.

J'aime marcher dans la prairie, lors que la rosée
Est encore à faire reluire la gente herbeuse.
C'est en elle qu'un jour je me voudrais reposer.
Ai-je l'air de badiner ? D'avoir la bouche verbeuse ?

Je suis un clochard céleste, n'ayant pour toit
Qu'une voûte cousue d'azur que la nuit sème d'étoiles ;
Telle est ma vision lors que Morphée jette son voile.

La beauté de la Création me laisse pantois.
Il me semblerait faire montre d'ingratitude
À méconnaître la Divine Mansuétude !

Marc
_____

Voir aussi sur Naissance et connaissance


Le papillon

Blason de la famille Barrin

D'azur à trois papillons d'or.

Je symbolise le pouvoir de transformation
Personnelle et donc de toute vraie métamorphose
Qui peut aller jusqu'à la transsubstantiation ;
D'en être témoin dans la nature est une chose

Merveilleuse, mais bien plus encore quand il s'agit
D'une personne dont même le visage se transfigure ;
C'est plus qu'une merveille : une véritable magie !
De me voir en rêve est toujours de bon augure.

Je suis l'allégorie du renouvellement
Et de la renaissance ; j'inspire également
La légèreté de l'être empli de grâce.

J'invite aussi à toujours prendre du recul
Face à toute impasse qui dans la vie vous accule ;
C'est du changement la plus importante des phases.

Marie-Louise, Le chemin des étoiles

Blason de Kirchseeon (Bavière, Allemagne)

Maître Coq en sa quadrature

Blason de Chantecoq (Loiret, Pays de la Loire)

Me voici hardiment posé de gueules sur or
Dans toute ma superbe, je le dis sans ambages ;
De dignement tenir mon rang je me fais fort
Car c'est à lui seul que tous viennent rendre hommage,

La haute-cour tout autant que la basse-cour,
Le ban et l'arrière-ban des fermes du voisinage.
Ainsi le veut la coutume, sans plus de discours ;
Il n'est point suzeraineté sans apanages.

En toute chose je prends conseil des quatre vents
Car il faut être partout derrière comme devant.
Le carré est de toute pyramide la bonne base ;

C'est en son centre que l'axe monte vers le sommet ;
Le principe m'est clair, point besoin de guillemets ;
Quand l'équilibre est tenu, tout est en phase.

Marc
_____

D'or à un coq de gueules cantonné de quatre tourteaux du même.

dimanche 14 août 2016

Voie héraldique : écartelé


Le combat est rude ; l'épée frappe de haut en bas
Et de dextre à senestre ; le combattant pare
Les coups vaillamment, il fait front, ne recule pas.
Sans conteste, un tel écu est un sûr rempart

Et peut faire la fierté de celui qui l'arbore.
L'écartelé croise le parti et le coupé,
Formant quatre champs en équitable accord
Ordonné par la croix qui les tient regroupés.

La voie d'écartelé est celle du juste partage ;
Elle est d'une âme généreuse l'heureux apanage ;
Horizontale et verticale s'équilibrent ;

C'est par un sautoir que les couleurs se répondent,
Toutes d'émail ou bien de métal, les choix abondent ;
Peu importe, tout est parlant aux esprits libres.

Marie-Louise, Voies héraldiques

Oratoire

Blason de la famille d'Airolles (Limousin)

Deux colonnes végétales, nobles Gardiens du Seuil
Baignant ce Parvis de leur bienfaisant ombrage ;
Témoins fidèles des heures profondes à ce recueil
Confiées ; c'est ici que se poursuit le voyage

Et là aussi que l'Âme célèbre l'Agapé,
Lors qu'elle fut mandée à la table d'Offertoire
Pour y honorer le Roi, noblement drapée,
En ce lieu qui est de son Jardin l'Oratoire.

Au-delà de cette Porte s'est ouvert le Chemin.
Sait-on toute la profondeur qu'un instant recèle ?
Lors que l'on marche, tôt ou tard, la Voie se révèle. *

Il n'y a ni veille, ni aujourd'hui, ni lendemain
Mais un éternel Maintenant, le temps de l'Âme
Rendue à elle-même. La braise est montée en flamme.

Marc
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D'azur, à deux arbres d'or posés en pal, rangés en fasce, accompagnés en pointe
d'un lacs d'amour du même, le chef cousu de gueules chargé d'un oiseau d'argent.

* Voir L'Amour du Roi de Naïla

Un Jour, je rencontrai Le Cerf

Blason de l'Abbaye de Lehnin (Brandebourg, Allemagne)


Le cœur est langoureux d’une Forêt
C’est Là qu’il se voudrait à tout jamais
Près d’un sentier au bord de l’Eau
La Dame s’est évadée en cet Echo

Suis donc les Pas du Cerf Majestueux
Il se voudrait ton Ami sans condition
En cette étrangeté, ton Bienheureux
C’est Là, que tout est ardente émotion

Parle-moi encore de ce qui est Beauté
Tremblante Profondeur en La Douceur
Un radieux jour, je rencontrai le Cerf
Il me tint la main avec intense Amour
Je suis à L’espérer encore et encore
Il a en Son Regard un indicible Velours
Mon Âme y veut s’y fondre à toute heure
C’est Là un Grand Secret et ma langueur.

Naïla

Blason-logo du Fraumuenstergesellschaft (Suisse)


Voir aussi sur La profondeur

jeudi 11 août 2016

La Voie

Blason de Rochefort ancien (Charente-Maritime)

D'azur, à une montagne d'or, sommée d'une fleur de lys du même en chef.


Gardien de la montagne, tu as saisi la main du pèlerin
Lui promettant de le guider jusqu’au sommet
Le précipice vertigineux s’offre au regard de tout imprudent
Mon ami, la main dans la main, nous avançons, mon pas accroché au tien
Ta voix m’encourage et me rassure par delà les dangers
Ta douceur me murmure: ne crains rien, tiens-moi fermement.
Qui est donc ce Gardien, quelle est donc cette voie?
Les obstacles s’effacent un à un
Quel est donc ce secret qui anime le cœur du pèlerin
Quelle est donc, au milieu des épreuves, cette extase, cette joie?
Le temple s’élève en un Cantique, quatre piliers,
Une voûte s’ouvrant sur un ciel étoilé
Innombrable au sein d’une Unité
En l’Orient de ton âme se trouve une étoile
Dans chaque main une amphore
L’une irriguant une terre aride encore
L’autre se déversant aux pieds des eaux primordiales
Les mots silencieux ont chacun en leur secret une résonance
En chaque histoire le reflet d’une histoire qui n’a pas de fin
Miroir en chacun, douceur d’une Révérence
Qui rencontre Sa Bien-aimée, reconnaît le Gardien
Qui invite à la valse aime d’un amour inconditionné
Le Gardien devient son ami
Le Temple s’élance vers le ciel sans nuit
Ni jour ni répit
La clarté étincelante s’est unifiée
Ni obstacle ni passé
Le chant du retour, permanence et attraction
Mon Aimé, mon Amant, Pure Adoration
Seigneur de l’âme, qui a vu, Te voit
Qui a connu, Te reconnaît
Infinité qui éclot dans le Secret
Infinité dans l’effacement du moi
Infinité qui clame la Seule Joie
L’ardent désir de TOI.

Naïla

Blason de Saint-Just-Ibarre (Pyrénées-Atlantiques)

Écartelé au 1 d'azur au pèlerin marchant vêtu et capuchonné le tout d'argent s'appuyant de la main senestre sur un bourdon de sable à la gourde d'argent, cantonné en chef à senestre d'une coquille d'or et à dextre d'un cœur croisé le tout du même ; au 2 d'or à une montagne de sinople montante d'une rivière d'argent en pointe ; au 3 d'or au hêtre arraché de sinople fruité d'or et futé au naturel ; au 4 d'azur à une brebis passante au naturel accornée d'or posée en pointe et une palombe volante d'argent posée en chef.