Décryptage et Revalorisation de L'Art de L’Écu, de La Chevalerie et du Haut Langage Poétique en Héraldique. Courtoisie, Discipline, Raffinement de La Conscience, état de Vigilance et Intention d'Unicité en La Fraternité d'un Nouveau Monde !

Est-il un Signe qui n'ait pas sa dimension en Sa Profonde Cohérence, cherchant Le Sens à L'Essence ? Est-il un Signe qui n'ait pas son Écho dans L'Indicible ? Est-il un Seul Langage qui n'ait pas Sa dimension Sacrée et révélateur des Réalités occultées ?

En ce Souffle que se veut presque recueillir le Blason, s'enveloppant, tout en proclamant, fleurissent mille et une Parures, puisant dans L'Êtreté, Noblesse celée et décelée. En ce cœur du Bouclier, mille essences, lors que Le Chevalier vêt L'Armure et L’Épée. Rituel et Quintessence en cet Art de La Connaissance que brandit La Torche enflammée, L’Éclat des Vertus Conquises et que l'on se veut protéger ! Aspiration d'une Renaissance Lumineuse en un Art de Vie oubliée, La Nouvelle Héraldie est à reconquérir cette Beauté que La Chevalerie a porté très Haut, au delà de ce que nous sommes encore en mesure d'imaginer. Le voyage se poursuit...

dimanche 19 novembre 2017

Apocalypsis 4 – Grammatici certant


Blason de Dingsheim (Bas-Rhin, Alsace)

La guerre ne survient pas d'un tort et d'une raison
Qui s'opposent mais de deux raisons qui s'affrontent.
L'on pourra de tout faire docte péroraison
Et chercher esprits qui dans notre sens abondent,

Il n'en demeure pas moins que toute situation
Conflictuelle est confrontation viscérale
De survie. Les idées sont les fluctuations
D'une même logique dont la nature est carcérale :

Plier l'autre à ses vues et sa volonté.
C'est bien pour cela que les hommes ont fomenté
Guerres et révolutions, en armes ou en paroles.

Ô pauvre cloche ! que n'es-tu restée à piocher
Ta terre, même ingrate, au lieu de t'accrocher
Aux disputes d'un monde dont l'Univers se désole !

Frère Eugène



Grammatici certant : « Les savants ne sont pas d'accord entre eux. »

Apocalypsis 3 - Ultimatum


Blason de Crévéchamps (Meurthe-et-Moselle, Lorraine)

D'argent au mont de sable enflammé de gueules,
la crosse abbatiale d'or brochant sur le tout.

L'époque est à cran, partout, dans tous les domaines :
Replis identitaires, communautarismes,
Sociétés fracturées, conflits qui se déchaînent
Radicalismes et totalitarismes...

Mais l'on se trouve à mener la vie américaine,
Sinon dans les prétentions, du moins dans les faits.
L'on se donne, pour se démarquer, beaucoup de peine
Mais ce que la bouche dit est par la main défait.

Entre la non-pensée et la pensée unique,
Est-il une alternative à la mécanique
Qu'est devenu ce monde perclus de compulsions ?

Comment nous réveiller d'une folie collective
Pour nous remettre dans notre vraie perspective ?
Le temps presse. Sentez-vous les dernières convulsions ?

Frère Eugène



Ultimatum : « Dernière chose »

samedi 18 novembre 2017

Ancien monde


Blason de Laneuveville-devant-Nancy (Meurthe-et-Moselle, Lorraine)

D'azur à la champagne de sable chargée d'une charrue contournée d'or au soc d'argent, à l'écusson du même à la tige de chardon arrachée de sinople, fleurie de pourpre, feuillée de deux pièces piquantes au naturel et au chef aussi d'or chargé d'une bande de gueules surchargée de trois alérions aussi d'argent, placé au point du chef et accosté de quatre étoiles d'or rangées en chef, soutenues à dextre d'un soleil du même et à senestre d'un croissant figuré tourné aussi d'or, au village d'argent posé sur la champagne brochant sur le tout.

J'ai vu les dernières mains qui tenaient la charrue.
D'hommes qui savaient lire dans la lune et les étoiles.
Bientôt, me dis-je, moi aussi j'aurai disparu.
Le passé s'éclaircit et l'horizon se voile.

J'ai vécu les reliefs d'un monde qui s'est éteint ;
La venue d'un autre, qui fendait les collines
Et déchirait les forêts ; il avait le teint
Blafard et le regard vide que rien n'illumine.

J'ai mémoire des derniers bœufs, du dernier berger
Et vu mourir les vignes et les vieux vergers.
Les hommes ne voulurent plus se courber vers la terre.

Ils en oublièrent de lever les yeux au Ciel,
Pour ne plus vivre qu'en un mode superficiel
Et n'avoir plus aux choses qu'un lien utilitaire.

Marc

Fraternelles retrouvailles



Maître Renard, qui au Cloître trouva refuge
Lors que des chasseurs en avaient après son pelage, *
Ayant, pour les semer, usé ses subterfuges,
Noua, en ce lieu, un curieux compagnonnage.

Grande fut sa surprise de s'y voir accueilli
Par Maître Coq qui ouvrit ses ailes fraternelles
À celui dont les crocs l'eurent volontiers cueilli.
Mais que peuvent encore peser les anciennes querelles

Quand les raisons vaines se sont rendues à l'Amour !
N'en sera-t-il pas ainsi, quand cette existence
Touchera à sa fin ? Autant lui donner quittance


Sur le champ et avancer le compte à rebours !
Maître Coq, je me veux rendre à cette sagesse
Et saluer du cœur d'un Ami la largesse.

Marc

* Lire aussi In extremis

Nowhere


Blason de Rottenmann (Styrie, Autriche)

                                                    At two past midnight
                                                    I had strange visitors.
                                                    Were they lost? Were they guides ?
                                                    The Night only knows!

                                                     Unseen stars,
                                                     the light of a doubt,
                                                     soul scars,
                                                     the Maze and the Way Out:

                                                     I miss their secret teachings.
                                                     They’re nowhere to be found !
                                                     Nowhere, they said.
                                                     Nowhere, I only remembe r!

                                                     Nowhere.
                                                     Where all my dreams have gone.
                                                     Nowhere.
                                                     The place where Love was born !

Lointain Orient


Blason de Mackenheim (Bas-Rhin, Alsace)

D'or au palmier de sinople accosté de deux fleurs de lys de gueules.

Dans les sables encor chauds de l'ancienne Carthage,
En ce lointain d'un Orient un peu décalé,
L'âme et le cœur, sur le balancier d'un partage,
Se veulent poser le pied sur un chemin dallé.

Les palmiers majestueux ravivent la mémoire
Des peupliers. Et les jardins de Mégara,
Que le temps a consigné dans les vieux grimoires,
Renaissent d'une Rose que l'Histoire jamais n'égara.

La voici intacte de sa corolle dormante.
Ni le temps qui efface, ni de l'homme les tourmentes
Ne l'ont pu faner, ni lui ravir son parfum.

Les conquérants d'antan sont gisant en leurs tombes
Car le dernier mot appartient à la Colombe.
Le vent balaye la poussière des empires défunts.

Marc


Lire aussi sur Naissance et connaissance

Le serpent avec le coq


Blason de Letschin (Brandebourg, Allemagne)

Auprès d’un coq célèbre,
Je remarque un serpent
Qui chante à voix funèbre
(C’est fort préoccupant).

– Dis-moi ce qui t’attriste,
Aimable serpent d’or.
– Pour être un grand artiste,
Point ne suis assez fort.

– Apprends donc ma manière,
Travaille en liberté,
Construisant, pierre à pierre,
Un grand palais d’été.

Cochonfucius

Lire aussi

Les Allégories du Jardin - Le Corbeau


Blason de Raben Steinfeld (Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, Allemagne)

Allégorie 28 – Le Corbeau


     J’écoutais encore le discours de la bougie, me livrant en même temps aux idées voluptueuses qu’elle m’avait rappelées, lorsque j’entendis le croassement lugubre d’un corbeau qui, entouré de ses amis, annonçait la fatale séparation. Couvert d’un habit de deuil, et seul, au milieu des hommes, vêtu de noir, il gémissait comme celui qui est dans le malheur, et déplorait sa douleur cruelle. Ô toi, qui ne fais que te lamenter, lui dis-je alors, ton cri importun vient troubler ce qu’il y a de plus pur et rendre amer ce qu’il y a de plus doux. Pourquoi ne cesses-tu, dès le matin, d’exciter à la séparation, en t’adressant aux campements printaniers ! Si tu vois un bonheur parfait, tu proclames sa fin prochaine ; si tu aperçois un château magnifique, tu annonces que des ruines vont bientôt lui succéder ; tu es de plus mauvais augure que Cacher, pour celui qui se livre aux douceurs de la société, et plus sinistre que Jader, pour l’homme prudent et réfléchi.

     Le corbeau, prenant alors, pour se défendre, le langage éloquent et expressif de sa situation : Malheureux, me dit-il, tu ne distingues pas le bien d’avec le mal ; ton ennemi et ton ami sincère sont égaux à tes yeux ; tu ne comprends ni l’allégorie, ni la réalité ; les avis que l’on te donne sont pour toi comme le vent qui souffle aux oreilles, et les paroles du sage sont à l’ouïe de tes passions comme l’aboiement du chien. Eh quoi, tu ne réfléchis donc pas à ton départ prochain de la vaste surface de la terre pour les ténèbres du tombeau et pour le réduit étroit du sépulcre ! Tu ne penses pas à l’accident qui cause au père des hommes des regrets si cuisants ; aux prédications de Noé sur ce séjour où personne ne jouit d’un instant de repos ; à l’état d’Abraham, l’ami de Dieu, au milieu des flammes ou l’avait fait jeter Nemrod ! Tu ne sais point te régler sur les exemples instructifs que t’offrent la patience d’lsmaël, sur le point d’être immolé par son père ; la pénitence de David, qui pleura son crime si amèrement ; la piété exemplaire et l’abnégation du Messie ! Ignores-tu que le bonheur le plus parfait a un terme, et que la volupté la plus pure s’évanouit ; que la paix s’altère, et que la douceur devient amertume ! Quel est l’espoir que la mort ne détruise, la prudence que le destin ne rende vaine ! Le messager du bonheur n’est-il pas suivi de près par celui du malheur ! Ce qui est facile ne devient-il pas difficile ! Où trouve-t-on une situation immuable ! Quel est l’homme qui ne passe point ! Quelle est la fortune qui reste dans les mains de celui qui la possède ! Que sont devenus ce vieillard dont la longue vie étonnait, cet heureux mortel qui nageait dans l’opulence, cette beauté au teint de roses et de lis ! La mort ne vient-elle pas retrancher les hommes, les uns après les autres, du nombre des vivants ! Ne met-elle pas au même niveau, dans la poussière, le vil esclave et le maître superbe ! L’inspiration divine n’a-t-elle pas fait entendre au voluptueux, plongé dans le sein du plaisir, ces mots du Coran, où Dieu dit à Mahomet : Annonce que la jouissance de ce monde est peu de chose ! Pourquoi donc censurer mon gémissement et prendre à mauvais augure mon croassement plaintif, soit au lever de l’aurore, soit aux approches de la nuit ! Si tu connaissais ton bonheur véritable comme je connais le mien, ô toi qui blâmes ma conduite, tu n’hésiterais pas à te couvrir comme moi d’un vêtement noir, et tu me répondrais en tout temps par des lamentations ; mais les plaisirs occupent tous tes moments ; ta vanité et ton amour-propre te retiennent. Pour moi, j’avertis le voyageur que les lieux où il s’arrête seront bientôt ravagés ; je prémunis celui qui mange contre les mets nui- sibles du monde, et j’annonce au pèlerin qu’il approche du terme. Ton ami sincère est celui qui, te parle avec franchise, et non celui qui te croit sur parole ; c’est celui qui te réprimande, et non celui qui t’excuse ; c’est celui qui t’enseigne la vérité, et non celui qui venge tes injures ; car quiconque t’adresse des remontrances, réveille en toi la vertu lorsqu’elle s’est endormie ; et en t’inspirant des craintes salutaires, il te fait tenir sur tes gardes. Quant à moi, par la couleur obscure de mes, ailes et par mes gémissements prophétiques, j’ai voulu produire sur ton esprit les mêmes impressions ; je t’ai fait même entendre mon cri dans les cercles de la société. Mais on peut m’appliquer ce proverbe : Tu parles à un mort.

     Je pleure sur la vie fugitive qui m’échappe, et j’ai sujet de faire entendre des plaintes ; je ne puis m’empêcher de gémir toutes les fois que j’aperçois une caravane dont le conducteur accélère la marche. Les gens peu réfléchis me censurent sur mes habits de deuil ; mais je leur dis : C’est précisément par ce langage emblématique que je m’efforce de vous instruire ; je suis semblable au khathib, et ce n’est pas une chose nouvelle que les khathihs soient vêtus de noir. Tu me verras, à l’aspect d’un campement printanier, annoncer dans chaque vallée qu’il changera bientôt de place, et gémir ensuite sur les vestiges à demi effacés, me plaignant de la cruelle absence. Mais ce ne sont que des objets muets et inanimés qui répondent à ma voix. Ô toi qui as l’oreille dure, réveille-toi enfin, et comprends ce qu’indique la nuée matinale : il n’y a personne sur la terre qui ne doive s’efforcer d’entrevoir quelque chose du monde invisible. Souviens-toi que tous les hommes sont appelés plus tôt ou plus tard. Je me serais fait entendre, si j’eusse adressé la parole à un être vivant ; mais, hélas ! celui à qui je parle, est un mort.



      Le Lion et le Corbeau          Témoignage du Corbeau               Adieux du corbeau 


        Le Corbeau et le Coq          Maître Corbeau et Dame Pie             Nouveau Monde

vendredi 17 novembre 2017

Pensée du vieux port


Armoiries de la ville de Bizerte (Tunisie)

J'ai vu le temps qui ne passe pas, et l'espace devenait le seul Lieu de La Conscience. J'ai vu aussi le temps qui fuit de l'inconscience. Lors, L'espace n'avait plus aucune espèce d'importance.
Océan sans rivage

Le vieux port de Bizerte (photographies de l'auteur)

Présence d'un cortège funéraire


Blason des comtes de Werdenberg (Canton de Saint-Gall, Suisse)

                        Ô Toi, mon frère, allongé de blancheur du linceul de ton corps,
                        Lors que le cortège te porte en son éthérée marche.
                        Ces hommes étaient légers du poids de ta vie,
                        Et l'invisible nous effleurait de ta douceur.
                        Je Te salue mon frère, que la paix soit une Lumière en cette demeure !
                        Tu dors en ces bras qui t'enlacent.
                        Ton Âme est Révérence du sourire de l' existence.
                        Je t'aime !
                        Nous t'avons suivi du compagnonnage de quelques pas.
                        Ces hommes presque fantomatiques, se pressaient, penchés en avant.
                        Quelle beauté en ce couloir de la mort.
                        Tu es passé tel un prince endormi sur un lit de brocart et de velours.
                        Les yeux sont ravis de larmes d'Amour.

Océan sans rivage

Présence d'une Rencontre


Blason de la ville de Nykarleby (Finlande)

– Petite dame, que la lumière soit en ton coeur. Tu es ma sœur.

J'ai pris tes mains généreuses, puis nous nous sommes embrassées.
– As-tu des enfants ? Qu' ils soient la beauté de ton visage. Que tes yeux en soient réjouis.
– Je t'aime.
– Je t'aime aussi.

Océan sans rivage

Présence d'un vol d'oiseau


Blason de Amt Marne-Nordsee (Schleswig-Hostein, Allemagne)

La mouette nimbée de Lumière,
Des Grâces de Sa Blancheur,
En L'Azur parsemé de Fleurs
Le doux frémissement de L'Eau.

Océan sans rivage

Alpha et Omega 3


Blason de l'Université de Friedensau (Saxe-Anhalt, Allemagne)

Vivre, c'est régler son regard.
L'ajuster à l'instant qui s'offre.
Il faut le laisser faire.
L'oeil est intelligent par lui-même.
Ce sont nos pensées qui le brouillent.
Nos attentes surtout.
Nos manques.
Nos vides.
Et puis cette obsession de soi-même.
Le-midi-à-quatorze-heures.
Ajoutons-lui un déterminant.
Dont nous savons qu'il est déterminant :
Soi-le-Même.
Tout est là, déjà.
Dès l'Origine.
La Fin n'est jamais autre.
Mais il faut du temps.

Frère Eugène

L'âme se souvient


Blason de Bad Arolsen (Hesse, Allemagne)

D'une forêt profonde, l'on aime longer la lisière
Brodée d'aubépines, d'épines noires et d'églantiers ;
Marcher sous la futaie ; au détour d'un sentier,
S'inonder d'un Soleil dru qui baigne la clairière.

D'un gai ruisseau, l'on aime remonter le courant
Dont le clapotis épouse le chant d'une mésange ;
Écouter, sous les peupliers serrés en rangs,
Le vent dans les feuillages, comme des frôlements d'anges.

Sur les bords d'un chemin qui serpente vers le mont,
S'asseoir sur un banc. Puis contempler les nuages.
Livre ouvert sur l'instant. Éternité d'une page.

L'âme se souvient. Elle remonte vers son point d'amont.
Là où tout a commencé. Depuis l'Origine.
La nuit descend. Là-bas. Sur un monde qui décline.

Marc

Voir aussi sur La profondeur

jeudi 16 novembre 2017

Deux coqs d'argent


Blason de Bernac-Dessus (Hautes-Pyrénées, Occitanie)

Coupé voûté, au 1 d'azur à 2 coqs affrontés d'argent posés sur le trait de partition ; au 2 de sinople à 3 arbres aussi d'argent, celui de dextre en barre et celui de senestre en bande ; au soleil non figuré du même de 12 rais droits d'or brochant en cœœur sur la partition.

Les deux grands coqs du moulin neuf,
Un peu buveurs, sans être ivrognes,
Ont dévalisé, sans vergogne,
Le caveau du meunier Leboeuf.

Goûtant le bon vin dans l’air vif,
Ils sont en pays de Cocagne ;
Ils ont pris, même, du champagne
Et le disent roboratif.

Un tonneau leur semble une nef
Qui dans un rouge océan baigne,
Mettant le cap sur la Sardaigne
Et voguant de son propre chef.

Cochonfucius

Aphorisme


Blason de la famille Kerargon (Bretagne)

D'argent à une fasce de gueules, chargée d'un Geyer (vautour) d'or.

La plupart des gens sont des vautours qui se cachent,
puis un jour, c'est la charogne qui les dévoile. 

Océan sans rivage

Voir aussi sur Naissance et connaissance

mercredi 15 novembre 2017

Verticale Architecture


Blason de Hönze (Basse-Saxe, Allemagne)

Toutes ces fables animalières parlent de nous,
Les hommes, mais aussi de toutes ces braves bêtes
Qui sont nos compagnons de vie. Un lien se noue
Avec elles et les voici qui jalonnent la quête

En laquelle, souvent sous la forme d'allégories,
Se réactivent les symboles et les archétypes,
Sans exclure aucun domaine ni catégorie.
Ce qui est d'abord typé devient atypique

Dès lors que se peut éclore sa réalité.
Les mots opèrent ainsi comme des formules mantriques *
Qui s'apparentent à des cercles concentriques. **

Tout s'unifie, il n'est plus de dualité,
Ni de cycle fermé ; tout s'élève en spirale
Car la Vie est une architecture verticale.

Marc


* Nos mots sont des mantras
** Les Cercles Concentriques (1) (2) (3) et  (4)

Blason de Klein-Rönau (Schleswig-Holstein, Allemagne)

Héraldique du Royaume-Uni : armoiries d'écoles


Après Oxford et Cambridge, voici les armes de quelques grandes écoles du Royaume-Uni, dont la réputation est parfois fort ancienne, illustrées par des chromolithographies de la Belle Époque. Les textes, en langue anglaise (à l'intention de nos amis héraldistes d'Outre-Manche), indiquent l'origine de chaque école, sa particularité et son importance en terme d'effectifs (chiffres de l'époque).


Abingdon School (1563), Bath College (1892), Blundell's School (1604) Bradfield College (1850), Bromsgrove School (1553), Chaterhouse (1611), Cheltenham College (1841), Christ's Hospital (1552), Denstone College (1873), Derby School (1160), Eastbourne College (1867), Edinburgh College (1824), Royal Naval School (1840) & Eton College (1440).


Felsted School (1564), Fettes College (Edinburgh 1870), Haileybury College (1862), Harrow School (1571), Highgate School (1562), King Edward's School (Birmingham 1552), King's School (Chester 1541), Liverpool College (1842), Marlborough College (1843), Malvern College (1864), Merchant Taylors' School (London 1561), Mill Hill School (1807), Nottingham High School (1513) & Oundle School (1556).


Portsmouth Grammar School (1732), Repton School (1557), Rossall School (1844), Rugby School (1567), Sedbergh School (1525), Sherborne School (1550), Shrewsbury School (1551), St. Paul's School (1509), Stonyhurst College (1592), Tonbridge School (1553), Wakefield Grammar School (1591), Wellington College (1853) & Winchester (1382).

mardi 14 novembre 2017

Quand trois poules...


Blason de Waldau (Thuringe, Allemagne)

Voici que remonte à ma mémoire une comptine
Que l'on chantait dans les écoles d'autrefois,
En des temps où les enfants goûtaient de tartines
Accompagnées d'une barre de chocolat, parfois.

Quand trois poules vont aux champs,
La première va devant ;
La deuxième suit la première ;
La troisième vient la dernière.
Quand trois poules vont aux champs,
La première va devant.


Ce que l'histoire a tu, je m'en vais vous le dire :
En chemin, la troisième poule, soudain, disparut.
Ses deux sœurs, fort inquiètes, en perdirent le sourire.
L'on soupçonna le renard, la chose est courue,

D'autant qu'on a vu rôder le rusé compère
Autour de la ferme ; c'était la veille du même jour.
De gras chapons, il en eût bien croqué une paire !
L'on est tôt coupable d'être suspect, toujours,

Et d'une cause entendue, la messe est déjà dite.
L'on sut, plus tard, que la poule ne fut point ravie
Mais qu'elle s'égara d'avoir couru à la suite
D'un papillon dont son regard était ravi.

La Nature entière lui était enchanteresse :
S'arrêtant partout, contemplant la moindre fleur
Dont le parfum la faisait glousser d'allégresse.
Écoutant, sans se lasser, le merle siffleur

Et voyant en chaque caillou la plus belle des gemmes,
Elle aimait à danser avec les sylphes du vent
Dans l'herbe à qui la rosée faisait diadème.
C'est ainsi qu'elle s'en revenait tard, très souvent,

Maître Coq, qui pourtant jamais rien ne refoule,
Ne l'osait gronder car il aimait le discours
Étrange de celle que l'on nommera Gente Poule
Et dont la mémoire demeure en toutes les basses-cours.

Marc


Armorial des comtés anglais



Les principaux comtés anglais, avec leurs armes, leurs devises et leurs sièges historiques bellement illustrés à travers une cinquantaine de chromolithographies datées de 1909.

Armorial des grandes cités britanniques



Birmingham, Bristol, Cardiff, Chester, Édimbourg, Glasgow, Leeds, Liverpool, Londres, Manchester, Sheffield et York... 12 cartes postales de 1929 illustrant les grandes cités britanniques par leurs armoiries respectives, leurs monuments historiques les plus remarquables et emblématiques, ainsi que leurs principales activités économiques...

lundi 13 novembre 2017

Paroles de mouche


Blason de Haute-Isle (Val d'Oise, Ile-de-France)

D'argent au chevron de gueules accompagné de trois mouches de sable.

Une mouche se voulait être en ma compagnie.
De sa témérité, surpris, je la fixai.
Le miel lui faisait tourner la tête, et je riais.
J'ai écouté son discours et m'en suis épris.

L'on me considère comme le pire des insectes.
Tenace je suis. J'ai pour occupation la vie.
Ne me méprise pas, car je ne suis pas infecte :
De ma soigneuse toilette, beaucoup m'envie.

Je sais bourdonner incessamment, voleter
Dans le vent si rapidement. C'est bien chez toi
Que je trouve asile. Surtout, ne m'en veux pas.

D'Azur, je serai au firmament moucheté.
Je sais t'avoir intrigué. Veuille me pardonner.
J'ai souvent cherché ce que l'on nomme L'Amitié.

Océan sans rivage


Lire aussi

À la saint-Crépin, les mouches voient leur fin

Verbe de La Semence (1)


Blason de la ville d'Alos-Sibas-Abense (Pyrénées-Atlantique, Nouvelle-Aquitaine)

D’or au pont à trois arches d’argent, maçonné de sable posé sur une champagne fascée ondée d’azur et d’argent aussi et surmonté d’un soleil virgulé de huit rais de gueules ; le tout sur une champagne tiercée en pal ,au 1er d’or à la tour de sable ouverte et ajourée du champ, au 2e de gueules à la plume d’argent dans un encrier de sable, au 3e d’azur à trois virgules d’argent rangées en chef.


Tout a commencé quand j'ai réalisé que je pouvais perdre mes parents, qu'ils pouvaient s'effacer de ce monde.
J'avais cinq ans.
Mon grand-père venait de mourir.
Je ne comprenais pas ce que cela voulait dire, et pourtant, je savais.
Je ne parvenais plus à dormir la nuit, car la conscience se faisait si aiguë, que je ne savais plus quoi en faire.
Nous sommes juste à pressentir que Cela se cherche, Cela se veut jaillir des ténèbres de l'ignorance.
Nul n'est à parler.
Nul ne peut expliquer.
Cela est L'Impalpable.
Cela est ce qui est caché, et Cela est ce qui est apparent.
Je le sais.
Les mots se veulent jaillir.
Mes yeux entrent en cette contemplation intuitive.
Le monde de la nuit se voudrait mon ennemi, et le jour devient Resplendissance.
Chaque fois, je suis surprise par cette récurrence.
J'observe.
Je sens que Cela me donne à observer.
L'Alchimie est intelligente de son intensité et de sa constance.
Elle cogne à la porte que l'on croit fermée.
Il s'agit de la nuit des mots.
Les mots ont ce pouvoir d'éclairer. Ils me guident dans le couloir de la pensée.
Je suis surprise.
Parfois, ce sont les petites choses qui m'attrapent et me parlent.
Cela m'étreint si fortement que je sais que les mots vont jaillir.
Alors, depuis leur danse, il est comme un filet qui les attrape et me les donne.
Je regarde ces mots avec émerveillement.
La Vie entière palpite.
La Vie se donne rendez-vous en leur Sens.
La Vie entière se déploie telle un pont qui m'offre de monter sur une Arche.
Je mets un pied puis un autre, et le miracle m'apparaît en sa toute étincelance.
Le pont est là !
La Jointure se fait.
Les mots me relient à L'Origine, et L'Origine sont les mots du Verbe de La Semence.

Océan sans rivage

Passim


Une causerie de Frère Eugène

Blason de la municipalité de Hamminkeln (Rhénanie-du-Nord – Westphalie, Allemagne)

Une eau qui stagne finit par être putride ;
D'une pièce jamais aérée, l'air devient vicié ;
Une terre que n'arrosent pas les pluies est aride ;
Un corps que l'on ne nourrit pas finit émacié.

Rien ne demeure en place ; qui n'avance pas recule,
Et l'on régresse à ne pas progresser chaque jour,
Quand même ce ne serait que d'un pas minuscule.
En tout lieu et en tout temps, partout et toujours.

Mais attention, entendons-nous bien sur la chose :
Cela n'a rien à voir avec le bougisme
Que nous observons dans le monde : le tourisme,

L'affairisme, l'activisme... qui ne transposent
Que la fuite intérieure, donc l'incapacité
D'être à soi-même, de demeurer en l'unité.

Frère Eugène



Passim : « Ici et là ; partout ; en tous sens. »

Maître Coq - Les chemins parallèles


Blason de Đurđevac (Slavonie, Croatie)

     Quoi qu'on en puisse penser, les mondes parallèles sont une réalité car à l'infinitude physique et spatiale de l'Univers correspond sa profondeur infinie. C'est une question d'échelles et de plans vibratoires. Subséquemment, en un tel Univers, de par sa nature intrinsèque, existe une infinité de possibilités. Maître Coq est sans doute le dernier à l'ignorer car, suivant une voie ascendante qui le mènera de basse en Haute-Cour, explorant le monde autant que les inframondes et les supramondes, son périple singulier court sur des lignes multiples dont Les chemins parallèles, qui font l'objet du présent recueil signé par Cochonfucius.

     Chemins parallèles... ou à part l'aile. Car si Maître Coq ne peut guère voler de ses propres ailes, son esprit, par contre, sait monter très haut, lors même qu'il se tient fermement posé sur une terre qu'il aime et connaît bien. C'est un vagabond céleste à sa façon, en cet étonnement perpétuel qui le rend immensément et profondément contemplatif.

Marc


Héraldique britannique : cités et duchés



Armoiries de Londres, d'Aberdeeen, de Belfast, de Dublin, de Dundee, d’Édimbourg, d'Exeter, de Gloucester, de Hereford, d'Ipswich, de Sheffield, d'Oxford University, des Ducs de Buccleuch & Queensberry, de Leinster, de Northumberland, de Portland, de Rutland et de Somerset.

Le Testament de Job


Blason de Burtnieku pagasts (Lettonie)

Lorsque de ta pauvre vie, l’âme de ton sang sera ôtée,
Et qu’une ombre insidieuse et funeste couvrira ton misérable corps d’un linceul de grisaille
Et que ton œil éteint aura cessé de t’éclairer le monde,
Tu goutteras alors l’absence de l’absence qui jadis était le feu même de l’amour invincible,
Tu verras dans la nuit de ton aveuglement le néant du néant et le vide absurde de ton humanité prétentieuse et burlesque.

Le fleuve majestueux de ta pâle existence ne sera plus alors qu’un sentier de pierrailles,
Un souvenir illusoire d’une navigation sans but.
Et te voilà… Tel celui qui croit affronter l’océan et qui pourtant suffoque …et se noie…
Dans une misérable flaque au milieu des crapauds.

Et si cette complainte nourrit ton désespoir,
Sache que tu ne sais rien de mon exil
Et que tu n’as rien su de l’abandon ni du silence oppressant de l’aimé…

D’ailleurs, si tu savais cela, le désert lui-même te semblerait un paradis luxuriant
Au regard de l’effroyable solitude où je demeure désormais malgré moi.
Et si la terre toute entière était d’un coup d’un seul veuve de tous ses habitants
Tu serais loin d’imaginer l’inexistence de la vie que me prêtent les gens.

Là où je me tiens, si proche en apparence de ces fantômes citadins et pourtant étranger aux simagrées urbaines,
Ici, en ce lieu disloqué, sais-tu ce que les mots ont perdu de sens et de parole ?

Ne vois-tu pas que les gestes sont désarmés et que le goût des délices s’évapore à jamais?

Ici, je marche des ruelles carcérales qui ne connaissent ni le ciel ni l’espace,
Des ruelles d’amertume et d’ennui qui traînent l’ombre efflanquée d’un Baudelaire de banlieue.
Ici, je suis une feuille morte, piétinée, oubliée, livrée au vent de la mort sans même un tout petit espoir d’éternité. Ici, ne me reste qu’une vie de non-lieu qui n’est ni la vie ni la mort ni même un entre-deux.
Ici, c’est la promiscuité extrême qui m’éloigne de tout et me met hors de moi, de ma vie, de ma vraie patrie, de mon amour, de mon amour, de mon amour…

Jean d'Armelin