Décryptage et Revalorisation de L'Art de L’Écu, de La Chevalerie et du Haut Langage Poétique en Héraldique. Courtoisie, Discipline, Raffinement de La Conscience, état de Vigilance et Intention d'Unicité en La Fraternité d'un Nouveau Monde !

Est-il un Signe qui n'ait pas sa dimension en Sa Profonde Cohérence, cherchant Le Sens à L'Essence ? Est-il un Signe qui n'ait pas son Écho dans L'Indicible ? Est-il un Seul Langage qui n'ait pas Sa dimension Sacrée et révélateur des Réalités occultées ?

En ce Souffle que se veut presque recueillir le Blason, s'enveloppant, tout en proclamant, fleurissent mille et une Parures, puisant dans L'Êtreté, Noblesse celée et décelée. En ce cœur du Bouclier, mille essences, lors que Le Chevalier vêt L'Armure et L’Épée. Rituel et Quintessence en cet Art de La Connaissance que brandit La Torche enflammée, L’Éclat des Vertus Conquises et que l'on se veut protéger ! Aspiration d'une Renaissance Lumineuse en un Art de Vie oubliée, La Nouvelle Héraldie est à reconquérir cette Beauté que La Chevalerie a porté très Haut, au delà de ce que nous sommes encore en mesure d'imaginer. Le voyage se poursuit...

samedi 18 février 2017

Et cette étoile qui brille

Blason du Comté de Ziegenhain (Allemagne)

L'Ami, plus rien jamais ne me détournera
Des chemins qui montent les degrés de la sapience ;
L'on me dit : « Tu verras, tu t'en retourneras
Car le monde d'en bas ne souffre point la déviance ;

Comment ? Tu prétends penser ? Quelle extravagance !
À quoi donc cela sert-il, puisque tout se vaut !
Comment ? Tu te piques d'aimer ? Quelle inconséquence !
Tais-toi et consomme ! Foin du cœur et du cerveau !

Il te veut tout entière dans une case de sa grille ;
Sois originale, fais comme les autres, à ta manière
Et soumets-toi à l'ordre de la termitière . »

J'ai vu l'autre côté... et cette étoile qui brille
Au fond de mon être est pour moi comme un phare
Qui guide mon vaisseau dans la nuit et le brouillard.

Marie-Louise

vendredi 17 février 2017

La fille saule

Blason de Sauze (Alpes-Maritimes)

                      Une rose, dans un jardin, ouvrit un jour, son regard sur le monde
                      d'une si intense splendeur, si intense couleur
                      qu'elle en fit pâlir le monde de torpeur.
                      Si claire, si douce, son unicité ne faisait pas le moindre doute.

                      Pourtant si fragile et furtive,
                      ce même jour, une jeune fille, semblable et plus encore, avait éclos,
                      tel un bouton épanoui, et tout s'évanouissait, se figeait même à sa vue :
                      êtres, oiseaux, vals, eaux, toute la nature.

                      Grandissant, murissant, éblouissant,
                      Elle rencontra, celui qui à son tour la fit vibrer, valser, chanter
                      La transforma en Déesse emplie de bonheur, intensément puissant.
                      Dans sa danse la chute ne fut que plus douloureuse, et déchirée.

                      Sa beauté avait un prix.
                      Elle n'appartenait qu'au temps
                      qui l'a reprendrait,
                      Avant la fin du printemps.

                      Séparée par la mort, la gaieté que la vie lui arracha,
                      Son amant, disparu, elle s'en fut, courut,
                      près de la rivière, son amie, elle pleura,
                      si perçant, déchirant. Ses larmes ne purent

                      s'arrêter, à jamais...

                      La terre autour frémit.
                      Tant de commisération, d'amour en cette perfection,
                      elle s'enroula et l'enlaça.
                      Sa tristesse prit racine et elle se laissa bercer en un geste tendre,
                      un geste de compassion.
                      Elle grandit, ses cheveux flottaient, frôlèrent la rivière, et se transformèrent,

                      Pleurant ainsi jusqu'à nos jours
                      perpétrant vagues, et émotions
                      agitant son branchage pour nous rappeler
                      combien elle souffrit. Son bien-aimé,
                      l'avait tant chéri sans permission,
                      fit subir supplice au passant, s'aventurant autour.


Charme mélancolique
la jeune fille saule,
éternel chagrin.

Mey

Poètes, mes amis

Blason de Pernois (Somme, Hauts-de-France)

Poètes, mes amis, écrivez encore des choses
Ce que seul votre œil franc serti d'un fin regard
Sait extraire du repli en clair-obscur morose
Des heures vides et fades que flagelle le temps hagard.

Plus rien n'est anodin quand votre plume effleure
Les insoupçonnés d'une existence de sable
Qui avale si bien tout que plus rien n'affleure
À la surface du réel insaisissable.

Demeurent les mots tracés qui sont force empreintes
Des instants dérobés à l'infini mouvant
Qui nous emporte. L'horizon est toujours devant.

Demeurent ces flammes vives dont vos âmes sont ceintes ;
Vous êtes le fin sel du joyau de la culture :
Cette langue si belle dont l'esprit tire sa nourriture.

Marie-Louise


Écrire et vivre

Jamais je n’ai voulu saisir l’insaisissable :
La joie de chaque jour suffit à m’enchanter.
Un verre de vin rouge, un rosier bien planté,
Un tour dans mon quartier, l’invention d’une fable,

Telles choses me sont plaisirs impérissables.
Par les vastes projets, je ne suis point tenté ;
Qu’importe que mon nom soit rarement cité,
Je sais que mes sonnets sont écrits sur du sable.

Mais mon plaisir de vivre est gravé dans l’azur.
Mon âme en s’envolant peut franchir tous les murs
Pour rejoindre la mer aux plus lointaines grèves ;

Je suis moins ambitieux qu’un fier Conquistador ;
Je baigne toutefois dans la splendeur du rêve
Qui sur le quotidien pose une feuille d’or.

Cochonfucius

Je n'irai plus frapper à vos huis

Blason des seigneurs d'Ussel (Corrèze)

Il est des esprits fermés comme des portes closes ;
Il est des cœurs sourds aux musiques de la vie
Qui retiennent leur âme serrée non encore éclose
Derrière la grille d'un château et son pont-levis.

Il est des esprits ouverts comme le bâillement
D'une huître que l'on aurait forcée au couteau ;
Il est des cœurs ouverts comme les claquements
D'un volet que les vents contraires prennent en étau.

Je n'irai plus frapper à vos huis aux heurtoirs
Qui semblent des poignées de cercueil vertical
Soudées à votre être intérieur à jamais fœtal.

Je me détourne de ce monde qui n'est qu'un séchoir
Pour les cœurs conditionnés au prêt-à-sentir.
C'est ce vide qui est en train de l'anéantir.

Marie-Louise

It's rain

Blason de Synados des Sept Fontaines

What i heard ?
Was it pain ?
No it's rain, no it's rain
Aah that's why i see blurred

What I see again ?
Was it tears ? Are you choke ?
No it's rain, no it's rain
Aah that's why i was soak

What I smell ?
Was it hell ?
No it's hearth, no it's hearth
Oh that's why i feel heat

What I taste ?
Was it blood ?
No it's flood no it's flood
Ah because it's rain

What i touch ?
It's hurt
I feel pain
It's not rain, it's not rain
I'm bleeding so much

It's hurt, i burn and consumes me
Let me see
How my lamentation'll be

Was i tried ?
And i lied, and i lied

Mey

jeudi 16 février 2017

Libre

Blason de Moskenes (Norvège)

Il est Celui qui décide pour moi
Nul autre n'a pu m'offrir une autre Voie
Je suis Libre dans ce qui est là
Libre d'aimer, libre de m'abandonner
Libre de me dissoudre dans l'Infini
Libre de goûter au vent qu'embrasse mon corps
Libre, libre, libre en Cet Amour-là
Librement consenti
Je n'en veux aucun si ce n'est le Tien
Si soupire est encore
C'est parce que Tu es Mien
Suis ainsi à voler dans le ciel qui s'offre à moi
Libre, libre, libre en cet Amour-Là
Tout est Toi, Tout est Union
Mon Ultime Compagnon.


Océan sans rivage

Une nuit sous la lune

Blasons de Cenon (Gironde) et de Lacaune (Tarn)

               La peur au ventre la biche connaît son danger,
               ses limites, ses pourchasseurs, elle court
               court pour dépasser les sentiers
               se cacher, parmi les buissons le jour
               entier, "Où es-tu ?" se dit-elle

               "Où es-tu mon cerf, mon bien-aimé ?
               Nous devons nous séparer et pourtant dans tes bras je veux me retrouver
               ton souffle, ton regard, tes gestes, sans se douter
               que mon corps tout entier, vibrerait, à ta vue, en ta présence si souhaitée.

               Mais,
               Mes traqueurs ne se lasseront jamais, toujours à ma poursuite,
               désireux de posséder, de m'arracher la fourrure, mon pelage,
               créant ainsi toute ma crainte mais aussi ma rage
               je ne peux que m'éloigner... à mon plus grand désespoir
               la lune, ce soir viendra-t-elle me chercher ou peut-être à ma prochaine fuite ?
               Serait-ce ce soir ?"

               Les yeux levés au ciel, admirant les étoiles, la lune
               si lumineuse : "Si seulement ce soir, vous m'emmeniez,
               si seulement... Je voudrais tant briller près de vous,
               être en paix, en harmonie, silencieusement rependre mille éclats
               Simplement, brûler, de mille feux,
               me consumer.

               Je vous aime tant...
               être si proche serait tant..."
               La biche, dans la nuit, craintive, reprit son chemin,
               éloignée du regard de tous, espérant échapper à ces mains
               qui l'emprisonneraient,
               à tout jamais.
               Silencieusement, traverse la forêt, à regret.
               A la poursuite du lendemain sans fin.


Mey

Poésie héraldique allemande - Loitz an der Peene

Blason de Loitz an der Peene (Meclembourg-Poméranie occidentale, Allemagne)

Rot ; fünf silberne Sterne in senkrechtem Streif zwischen
zwei
stehenden goldenen Keulen und zwei schwarzen Adlerflügeln.

                             Die goldenen Keulen werken Tag und Nacht.
                             Sie geben nicht Ruhe: alles wird totgeschlagen.
                             Der hört den Bumm, der einsam im Düster sitzt,
                             Und hört das Rollen der ewigen Leichenwagen
                             Und sieht das Schreien, das an sein Fenster spritzt,
                             Und fühlt: über alles hin
                                   Gehen
                                   Der Sinn
                                   Und Schwingen
                                   Und die Sterne.

                             Die goldenen Keulen schaffen wacker am Teig.
                             Sie stampfen und mampfen die fetten Münzen zum Kuchen ;
                             Ihr kräftiger Lärm in der Steinschüssel dröhnt durch die Welt.
                             So kläglich verurteilt stirbt Weinen, so strafbar wird Fluchen ;
                             Der Keulen sauberer Fleiß ist, der recht behält.
                             Und still über alles hin
                                   Gehen
                                   Der Sinn
                                   Und Schwingen
                                   Und die Sterne.

                             Die goldenen Keulen mühn sich um unsere Lust.
                             Seht, wie sie behend auf das große Paukenfell hüpfen,
                             Die munteren Tänzer. Wer schweigend in Dämmerung schaut,
                             Merkt Rotes, Warmes durch seine Hände schlüpfen,
                             Das versickert aus der gegerbten Haut -
                             Und weiß : über alles hin
                                    Gehen
                                    Der Sinn
                                    Und Schwingen
                                    Und die Sterne.


L'Ivrogne

Blason de Hallein (Autriche)

Misérable que je suis, un ivrogne qui s’abreuve
Un assoiffé, ne sait plus quitter cette taverne
A la main une coupe, un vin qui me met à l’épreuve
Cette liqueur coule dans mes veines, trouve ma caverne
Vais-je en finir, et comment m’enfuir, il me faudrait un vaisseau
Pourfendant les mers comme le voyageur légendaire
Combattant monstres, provoquant les sirènes meurtrières
Accroché au mat, le cri sera le même, écorchant les eaux
Ondes violentes, m’envoûtant, je serais elles
Jusqu’aux confins des terres et des mers, je rejoindrais le Ciel
J’ai labouré la terre, le sang en a coulé, elle s’est éventrée
Je ne suis plus, sur les rives, un pays qui me torture
Depuis l’ivresse devient douceur et larmes pures
Puisque cette terre est une autre contrée, je m’y perds
Comme le Chant est obsédant, la folie est à ce prix
Depuis l’aube, jusqu’au coucher, je suis celui qui erre
Je cherche ma Bien-Aimée, mon cœur me l’a pris
Ma Beauté, mon âme, pourquoi se cache-t-elle, me fait-elle languir?
Je vais indigent, ahuri, grattant le sol, mêlant mes doigts à la poussière
J’embrasse le chien qu’elle a caressé, tandis que moi, je vais mourir
Tout est elle, son parfum, les traces de ses pas, ses cheveux au vent
Le bleu de son horizon, je suis fou, car en cet ailleurs, je suis son parterre
Où es-tu, ma Bien-Aimée, mes doigts accrochés aux voiles de l’océan
Qu’as-tu fait de ton fiancé, il soupire et fait rire les enfants
Je me cache, les yeux fiévreux, car tu as fait de moi ton éploré amant.

Océan sans rivage


mercredi 15 février 2017

Les cavaliers de l'Apocalypse

Blason de Bad Aibling (Bavière, Allemagne)

L'Ami, tu dis souvent de notre temps d'éclipses
Qu'il est de toutes les époques passées la plus basse ;
Que les quatre cavaliers de l'Apocalypse
Galopent de par le monde qui révèle sa vraie face.

Tandis qu'une certaine partie de l'humanité
Se complaît encore dans son rêve de termitière,
L'autre, plus nombreuse, nous montre l'inanité
De vouloir établir le paradis sur terre.

Les cris et les pleurs font diadème au Veau d'or
A dit le poète qui avait pour nom Glenmor.
Partout se répand le tumulte des nations.

Qu'aura servi de renverser toutes les idoles
Pour libérer les enfers qui tuent toute parole ?
Voici venir l'universelle détestation.

Marie-Louise


Blason de l'Abbaye de Gorze (Lorraine)

Les cavaliers

C’est un cavalier jaune, il veut que je lui dise
Ce qu’est une émotion. Je lui dis : « La notion
N’est pas bien définie, oublie donc ta question,
Elle conduirait à de vaines analyses. »

C’est un cavalier mauve, il veut que je précise
Ma dernière allusion. Je lui dis : « La pulsion
Qui produit ta demande est le fruit d’illusions.
Répondre, de ma part, serait une sottise ».

Au cavalier orange un mot de balistique,
Puis au cavalier rose un cours de linguistique,
Sur le même refrain, la réponse est « Zéro ».

Pour le cavalier rouge, aimant les théorèmes,
Je compose aujourd’hui ce modeste poème ;
Jamais je n’eus de don pour les cours magistraux.

Cochonfucius

mardi 14 février 2017

Entends le vent

Blason de Kaltohmfeld (Thuringe, Allemagne)

L’univers est un instrument, entends le vent.
Il souffle comme la plainte entre les arbres.
Râle de l’agonisant, devenu ce mendiant,
Tient, l’indécent, en sa main, un drôle de sabre,
Lacère ainsi sa raison perdue dans l’Éther,
Ou est-ce la coupe dans laquelle il se noie?
Il marmonne des mots qu’il ne comprend guère.
Parfois s’émeut du passant, de sa pauvre joie.
Entends le vent qui dit de ces choses extrêmes.
Entends comme il soumet tout ce qu’Il aime.
Entends le vent, il transporte mon âme, là.
Je veux la retenir, mais n’y arrive pas.
L’univers, Sa création sont Le Chant de l’Inconnu.
Si je t’assure, je meurs d’avoir entendu.
Tout vibre, ma raison s’est enfuie, juste là.
En Son souffle, les larmes sont toute ma joie.
Sur les rives sereines, que mon corps entier soit !
Déjà il me semble l’envelopper de cette terre,
Linceul, vieux draps, pour toujours en ce grand Mystère.
Mendiant je suis, en cette folie, je demeure.
Mes pas foulent un sol qu’on ne voit pas encore.
Je LUI fais don de cette vie qui n’est que mort.
Un passant essuie le râle du fou qui pleure.
Les larmes qu’on essuie ici, sont mon bonheur.
Là-bas, le pont jeté qui traverse l’enfer.
Un pont qui devient le fil que je conquière.
Oh en ce vent qui est encore Son Rappel,
Chant Céleste qui me ravit en l’Éternel.

Océan sans rivage

Vent d'Orient

Blason de Convert (familles Dardel et alliées)

D‘azur au pal cousu de gueules chargé d‘un cœur d‘or et accosté à dextre d‘une étoile et à senestre d‘un croissant du même, un mont de trois coupeaux de sinople brochant sur le pal.


Ne fais pas de bruit, entends-Le, LUI
Car IL parle, Ô miracle, IL chante, Il t’attend, Ami.
Il a une bouche, IL a une main, Il a un cœur aussi.
Je sais, sacrilège diront certains, pourtant, ceci n’est pas juste allégorie.
Il est si proche que le battement du son, cogne, cogne si fort
Lors que le front sur le sol se pose, entends, encore.
IL est là, palpitation continue.
Comment ne pas chercher Celui qui te cherche ?
Chant incessant, Vibration encore inconnue.
En cet Appel, invitation en cette poitrine qui ne s’élargit pas
Oublie le Désir du Roi.
Glaise endurcie en un métal fondu dans la Roche.
L’oreille, les yeux absents à cette danse,
Affaibli par la pire des transes,
S’endort dans les bras de la machine infernale.
Succombe à la maladie vénale.
Distrait, ne reconnaît plus le Voyage,
S’ennuie même du naufrage.
S’accroche à la Bête.
Mon Ami, souffle le vent d’Orient, écoute.
Je suis l’Esprit de Vie.
Lumière dans le ciel lors que les anges déploient leur magnificence.
De leurs ailes, les paysages se forment, jour et nuit,
Embellissent l’Azur d’effervescence.
Raconte-leur la Légende des Anciens.
De grâce, n’oublie rien.
Fais mention des réalités sublimes
Parle-leur de ce qu’ils n’osent plus espérer.
Éveille en eux l’Amour de l’Âme.
Qu’ils aspirent à gagner les plus hautes cimes,
Qu’ils aspirent à se fondre en la Majesté.


Océan sans rivage

Tendres émaux

Blason de Groß Pankow (Brandebourg, Allemagne)

Gente Poule, je vous veux montrer tout mon Amour
En cette tendre Amitié que pour vous j'éprouve
Depuis que vous apparûtes en notre haute-cour.
Oh ! Comme il me tarde que l'on vous y retrouve !

De vous y accueillir est pour moi réjouissance
Que je partage avec toute la communauté.
Tous vous désirent choyer et vous faire révérence ;
Pas un qui ne vous veut marquer sa loyauté,

Tant vous avez su gagner les cœurs et les âmes
Par votre gentillesse et la douceur des mots
Qui ornent nos esprits des plus tendres émaux.

Jamais ne cessez d'être du Ciel le calame
Et chantez-nous encor du Jardin la Beauté
Qui exhale les parfums d'une proche Royauté !

Justine

Autre sourire du Romarin

Blason de Rosemary Willowwood of Ste. Anne

                                   Un Romarin plein d'amour a fleuri.
                                   Tel un sourire au milieu de la nuit.
                                   Je viens témoigner des faveurs Divines,
                                   Elles sont grandes et La Demeure est en LUI.
                                   Celui qui marche n'est pas perdu.
                                   Il marche assurément vers L'Ultime.
                                   Ne pas prendre lors qu'Il donne tant ?
                                   Choisir lors qu'Il a choisi ?
                                   Veut-on se dissocier de Sa marche?
                                   Connais-tu lors que les voiles de l'individualité tombent ?
                                   Sais-tu même qu'ils existent ?
                                   Quel est donc celui qui refuse les dernières nouvelles,
                                   Et marche sans être submergé par les beautés du ciel ?
                                   La terre est ombre d'un autre monde.
                                   Si tu marches avec Lui, tu verras que ces pas sont les Siens.
                                   Quelle merveille que de voir les pas de Celui qui est.
                                   Sommes-nous aveugles à ce point,
                                   Pour ne pas Le désirer ?
                                   Chaque jour, en compagnie de Ses Saints,
                                   J'apprends, et il y a un secret.
                                   Les amoureux sont fidèles.
                                   Et même s'ils tombent, ils reviennent.
                                   La belle nouvelle, aujourd'hui, est le Sourire du Romarin.

Océan sans rivage (2013)

Ami de la Beauté

Blason de Lisberg (Haute-Franconie, Bavière, Allemagne)

                                               Ami de la Beauté,
                                               Celui qui aime est beau
                                               Comme Celui qui est aimé.
                                               Nous ne sommes que ce que nous sommes
                                               La couleur sur un tableau
                                               Est le signe de Celui qui peint
                                               L'image frémit comme une goutte sur l'eau
                                               Du centre, l'esprit prend sa forme
                                               Et alors est révélé le Destin.

                                               Aller et s'envoler
                                               Les ailes de l'âme
                                               Qui ne peut s’arrêter
                                               Car elle sait
                                               Sans savoir
                                               Juste dans le souvenir de ce qui est
                                               Retrouvant la mémoire.

                                               Aller, et s'envoler
                                               Là où se trouve le rivage
                                               Qui n'en est plus un
                                               Mais qui de UN
                                               Trouve l'image
                                               De l’Éternité.

Océan sans rivage

Le voyage ne cesse jamais

Blason de Tuggen (Suisse)

                                               Le voyage ne cesse jamais,
                                               Comment cerner un océan
                                               Qui n'a pas de rivage ?

                                               Ici un jour, là, un autre jour
                                               Aujourd'hui connu
                                               Demain de nouveau perdu.
                                               Qui avance sur cette plage ?
                                               Qui regarde le confluent ?
                                               Qui dit : "Bienvenue",
                                               Puis refoule les pas ?
                                               Qui dit : "Je suis là"
                                               Et : "Je ne suis pas" ?
                                               Qui espère, puis désespère aussi?
                                               Qui nie, puis affirme tout à la fois ?
                                               Qui affirme dans la négation : "Il n'y a que Moi" ?

                                               Le temps est Son envol,
                                               Le nid est Son Secret
                                               Tout est dans le Souffle
                                               Qui respire et expire, ici.
                                               Elle ne sait que dire, cette voix,
                                               Si ce n'est : " Sois Ta Réalité, Ô Toi."

Océan sans rivage

Considérations eschatologiques 1


Blason de Wolkenstein (Saxe, Allemagne)

Vous vous déclarez réalistes ? Laissez-moi rire !
Vous ne voyez pas même de ce monde les beautés
Et, de plus, traitez la matière plus mal que pire,
Ayant donné au Veau d'or la principauté.

Comment, dans ce cas, verriez-vous les mondes subtils
Que vous réduisez à l'activité psychique,
Incarcérant dans sa gangue charnelle l'âme ruptile,
Atrophiée en ce qui n'est qu'une vie mécanique ?

Voici que partout se dresse l'oeil noir de Soron,
Jetant sur toute chose sa vue borgne qui corrompt.
Mais vous ne voyez pas même l'ombre qui avance

Et qui se voudrait répandre les ténèbres,
Ni n'entendez sonner les trompettes funèbres
Qui sont à déchirer le voile des apparences.

Le Spectre à trois faces

Au coeur de l'Apocalypse


Blason de Goppisberg (Wallis, Suisse)

Un idiot est toujours un Sage

Blason de Coswiller (Bas-Rhin, Alsace)

Observe le silence de La Présence.
C'est en Lui que se découvre Noble Discours.
Maître Coq, un idiot vaut bien en ce Retour,
Pureté et déploiement d'une Intelligence.

Rien n'est acquis, tout est mouvant en cette Vie.
Profondeurs de L'Horizon, sont ce voyage
Des possibles que L'Aspiration anoblit.
L'Aube ondoie des lueurs d'un Pèlerinage.

Maître Coq, un idiot est toujours un Sage.
Son ignorance le voile de nuages.
Chaque jour est un vent qui doucement frémit.

Le Périple est certes notre étonnement,
Des blés dorés que l'on cueille, Ô Noble Ami,
Lors que rayonne Le Nectar d'un firmament.

Océan sans rivage

Ô toi, je te salue

Blason de Sedan (Ardennes)

D'argent au chêne de sinople, englanté d'or, posé sur une terrasse de sinople et
traversé au pied d'un sanglier de sable, armé d'argent, le boutoir de gueules.

Héros mythique sur un sentier escarpé
A rencontré maintes adversités
Poursuites incessantes par delà les vallées
Accompagné de ses proches compagnons
Épées et boucliers pour cette singulière légion
Parfois la course semble effrénée
L'ennemi ploie sous l'effet de leur amitié
Héros qui descend dans la fosse et combat un tigre féroce
Énorme colonne qui sert de pont avec l'autre monde
Le guerrier consume par un feu la bête immonde
Ne connaît aucune difficulté, toujours véloce
L'épreuve achevée, ils reprennent le chemin
Compagnons unis malgré la soif et la faim
Deux anges serrent de près ce combattant plein de vie
Soudain se dressent une forêt et un sanglier
Ô je te salue toi bête qui te prosternes à mes pieds
Les anges regardent le Héros, tout ahuris
Alors se tourne vers eux et leur dit:
Je salue la créature de l'Ami.

Océan sans rivage

lundi 13 février 2017

Quand la cloche sonna


Blason de Chameyrat (Corrèze)

Je fus moi aussi, en mon temps, un coq idiot,
Ayant usé en futiles frottements mes ailes
Sur le sol des basses-cours, échappant au billot
De justesse, lors que l'on me voulut, pour Noël,

Rôtir et farcir aux marrons comme un chapon.
L'on me préserva pour mon chant et mon allure.
J'étais faraud, je le confesse, mais point capon
Car mon honneur n'eût souffert pareille craquelure.

Lors qu'il me fallut défendre une poule contre
Quelque prétendant qui d'audace faisait montre,
J'envoyai le malotru mordre la poussière.

Puis le temps passa et l'eau coula sous les ponts ;
J'étais las de courir la plume et le jupon
Et de brûler mon feu en amours épicières.

Marc

À chacun sa place

Blason de Rabenkirchen-Faulück (Schleswig-Holstein, Allemagne)

Un corbeau s'entêtait en une délicate position.
N'était-il pas à se vouloir s'agripper à une branche et n'était-il pas à s'y vouloir maintenir coûte que coûte ?
Visiblement, celle-ci ne supportait pas son poids.
Il y était fragilement suspendu et ne cessait de se basculer en un va-et-vient grotesque.
Il était à chercher un précaire équilibre, et ne semblait pas comprendre que cette branche ne pouvait le supporter.
Il finit tout de bon par tomber pitoyablement.
Le corbeau vexé, s'immobilisa sur le sol.
Un de ses congénères le rejoignit aussitôt.
Il attrapa une branche, et comme se moquant, dit à cet infortuné :
" Est-ce à cela que tu voulais t'agripper ? "
Le corbeau tout penaud ne renchérit pas.
A chacun sa place.

Océan sans rivage

Coq idiot

Blason issu de l'Armorial Siebmacher, tableau XXIII, fig. 9 (17e siècle)

Je t'ai parlé de l'Aimé,
Mais tu n'as pas entendu ;
J'ai soufflé vers toi les chaleurs exhalées ;
A peine les as-tu senties...
T'en es-tu enveloppé ?
Non ! tu penses et encore et toujours et ne sais abandonner.
Dieu dit : "Ils discutent sans arrêt." ou "Ne te consume pas de chagrin s'ils ne te suivent pas."
Dieu connaît la promptitude de l'être humain à choisir une voie plutôt que La Sienne.
Que de bavardages qui se veulent briser la Vérité dans les cœurs !
Comme ce serait si simple d'être benêt, ne pas même souhaiter, ni se défendre,
ni maîtriser !
Oh ! comme est laide la laideur de la prétention !
Combien est vaniteux celui qui croit comprendre et qui, plutôt que de baisser la tête, se dresse comme un coq idiot !

Océan sans rivage (2009)

Fathers always know

Blason de Biederbach (Bade-Wurtemberg, Allemagne)

                                             Time is a passer-by
                                             as cruel as a spoiled boy,
                                             but fathers never die,
                                             and fathers always know.

                                             He will never teach you
                                             how to ride a bike
                                             and will never say
                                             you can choose whatever you like.

                                             How long is an hour in Heaven ?
                                             Are you back in the world ?
                                             Prodigal sons can always ask the sky,
                                             then try to hide their tears.

                                             Is it really never too late ?
                                             What is stronger than fate ?
                                             Fathers never die,
                                             fathers only know !

Frédéric G. Martin