Décryptage et Revalorisation de L'Art de L’Écu, de La Chevalerie et du Haut Langage Poétique en Héraldique. Courtoisie, Discipline, Raffinement de La Conscience, état de Vigilance et Intention d'Unicité en La Fraternité d'un Nouveau Monde !

Est-il un Signe qui n'ait pas sa dimension en Sa Profonde Cohérence, cherchant Le Sens à L'Essence ? Est-il un Signe qui n'ait pas son Écho dans L'Indicible ? Est-il un Seul Langage qui n'ait pas Sa dimension Sacrée et révélateur des Réalités occultées ?

En ce Souffle que se veut presque recueillir le Blason, s'enveloppant, tout en proclamant, fleurissent mille et une Parures, puisant dans L'Êtreté, Noblesse celée et décelée. En ce cœur du Bouclier, mille essences, lors que Le Chevalier vêt L'Armure et L’Épée. Rituel et Quintessence en cet Art de La Connaissance que brandit La Torche enflammée, L’Éclat des Vertus Conquises et que l'on se veut protéger ! Aspiration d'une Renaissance Lumineuse en un Art de Vie oubliée, La Nouvelle Héraldie est à reconquérir cette Beauté que La Chevalerie a porté très Haut, au delà de ce que nous sommes encore en mesure d'imaginer. Le voyage se poursuit...

dimanche 22 janvier 2017

Rien que le temps ne défasse

Blason de Bakal (Russie)

Rire des borgnes qui veulent guider des aveugles
Serait se laisser aller à l'humour facile.
Autant se moquer des pauvres bêtes qui beuglent
Dans les abattoirs, bovines autant que dociles.

Le temps a toujours été un allié certain
Car il n'est rien, finalement, qu'il ne défasse
Et ce dont l'on fait cas n'est pour lui que fretin.
Toute une vie pour bâtir ce qu'un instant efface !

Il faut voir ce monde comme des nuages dans le ciel ;
S'y plonger, c'est se retrouver dans le brouillard.
Au début, le recul est un acte principiel,

S'agissant de faire taire le mental babillard
Et l'émotion compulsive qui voilent le Réel,
Faussement perçu comme un concours de hasards.

Marc

Voir aussi sur Naissance et connaissance

Sagesse du Roi

Blason de Millstatt am See (Carinthie, Autriche)

« Ô vous, mes fidèles vassaux, je suis votre Sire
Mais je vous veux honorer comme si vous étiez
Mes compagnons – car tel est mon bon plaisir –
Et vous assure à jamais de mon Amitié.

S'il est quelque affaire qui parfois vous oppose,
Je jugerai de la chose en toute équité ;
Cela vaudra décret par le sceau que j'appose
Et chacun trouvera son compte en parité.

Quiconque gouverne le doit faire avec bienveillance
Et témoigner en cela de sa probité ;
Ce sont là les fondements de l'autorité. »

Quand l'âne et la chèvre furent reçus en audience,
Ils oublièrent les termes de leur adversité
Et s'en repartirent avec force urbanité.

Marc

Chant du Lac

Blason de Sainte-Marie-du-Lac-Nuisement (Marne, Champagne)

Écartelé en vis d'escargot de gueules, de sinople, de sable et d'azur aux deux
colonnes d'or surmontées d'un lambel d'argent, le tout brochant sur la partition.

Ce sont des multitudes de vagues et ce sont des multitudes de langueurs.
Ce sont des états qui sont à soulever les montagnes depuis la blancheur de leur sommet.
Les ondoiements des pleurs enneigés quittent les glaciales hauteurs, et deviennent les soupirs de nos souffles épuisés, lors que les rives lointaines sont nos distances volontaires.
Comme est apparu Le Lac de notre corps silencieux et comme est L'Azur de nos regards qui se désirent !
Les parfums ont ce pli que rassemble la brise de l'Été mouvant, et l'hiver n'est plus qu'un seuil qui se veut le printemps.
J'ai marché au son de Ton Éloignement, lors que Tu devenais encore La Présence.
C'est en cette suave Nuit que tu deviens mon Lac et ma seule Réalité.
Entends comme est ce Chant qui devient encore mon Expir.
N'es-Tu pas Celui qui a soupiré Le Premier, lors que jaillissent les mille Rayons de l'Aube du Nouveau Monde ?
Mes yeux ne savent plus que voir les flux, que ne supporte aucune raison.
J'ai perçu les ondes que tu ne sais encore entendre et je suis à marcher en ce vertige qui n'est qu'une longue attente.
Lumière qui joue en murmurant sur Le Lac de notre intimité.
Je sais que je ne suis d'ici.
C'est en la solitude de ma Nuit que je suis à Te confier les vagues de cette unique instant qui se veut juste se déployer.
Je suis déjà ailleurs.
Mon corps est en cette image qui ne sait plus la reconnaître.
Le Lac épouse chaque mouvement de mon Intention, et nul n'est à la connaître, excepté Celui qui est à recevoir.
En cette seule Vénération possible, es-tu un sacrilège ?
T'es-tu laissé vêtir des parures de La Noblesse ?
As-tu plongé dans Le Lac de ma détresse ?
Ce sont les raffinements et les délicatesses d'un souffle devenu Les Diamants de l'Hiver.
Ainsi est à chanter Le Lac de mon Ivresse.
Il est à te voiler les finesses et les finesses des soieries de La Pure Rencontre.
C'est ainsi que se virginise en cette Neige immaculée et que baigne mon âme, à tout jamais.
Il est un Lac Auroral que seuls les malheureux, en leurs larmes, savent trouver.
En Lui est la douceur de notre Amour qui ne jamais finit, et qui sans cesse croît depuis les cascades de la transparente Eau Primordiale.
Je suis ainsi, non plus à marcher, mais à voguer.
Des langueurs de mes pudeurs naissent ces drapés qui te couvrent et te disent mille choses qui sont en mon cœur.
Ces voiles sont Les Ondes mariales et cachent Le Secret qu'aucun regard ne peut atteindre.
Seul Celui qui reçoit est aussi Celui qui donne.
Alors, comprends bien les fleuves de l'Âme.
Sur les cimes du Désir Divin, il n'est qu'Un Seul.
Lui est le Confident de chaque souffle qui se recueille.
Lui connaît la fragilité d'un pas qui est à vivre l'entier Vertige de mon Amour.
Qui d'autre sait aimer, si ce n'est Le Grand Amour ?


Océan sans rivage


Voir aussi sur Naissance et connaissance

ainsi que sur La profondeur

Marius, coq du clocher


Voici l'histoire d'un mien cousin nommé Marius
Qu'un singe nommé Coco fit tourner en bourrique.
Toute la basse-cour le tint pour un olibrius.
Lors, il se voudra infirmer ce générique

Et regagner coûte que coûte son autorité.
Méprisé, moqué de tous, chassé de la ferme,
Le voici à mener une vie de déshérité
Qui trouvera, d'étrange façon, un heureux terme.

Maître Coq


Maître Coq en sa Régence


Gente Poule s'en est repartie sur le chemin
Et me voici fort tenté d'avoir l'âme chagrine,
Sans plus voir du jour son possible lendemain.
Pourtant, il me plaît de la savoir pérégrine,

Forte de cette volonté d'aller jusqu'au bout
D'une quête dont l'issue ne fut en rien incertaine.
Son esprit jamais ne dort car toujours debout,
Se voulant recueillir la jouvence d'une fontaine

Qui s'écoule, profuse, et qui ne saurait tarir.
Le chant de l'Aube, que le monde veut charivarir,
Trace en l'azuré une route bordée d'argent

Qui s'ouvre au vol ample d'une mouette éprise
De large et qu'un jour une mélopée a conquise.
De cette haute-cour, je ne suis que le régent.

Marc


Blason de Jüchsen (Thuringe, Allemagne)

L'incessant Périple


Il est un sommeil qui est manifestation
De l'oubli, et signe avéré d'inconstance.
Maître Coq, sachez qu'il est une déviance.
Or, nos pas sont intime intériorisation.

Le repos est notre désirée dormance.
Veille méritée en nos paupières closes.
Toujours marchons ensemble en cette vaillance.
L'Esprit recueille l'effluve d'une Rose.

Ce Périple aux dangers multiples nous garde
Des mollesses de l'habitude mièvre et sans goût,
Lors que l'Union Sacrée enveloppe nos Âmes.

Maître Coq, votre réelle Présence est mon Tout.
Je puis dire qu'à chaque étape, notre flamme
Avive l'Amour qui s'offre sans mégarde.

Océan sans rivage



jeudi 19 janvier 2017

Pensée d'une autruche

Blason de Strausberg (Brandebourg, Allemagne)

La Création est bien étrange, se dit l'autruche.
Certaines bêtes vivent solitaires, d'autres en troupeaux ;
Entre l'abeille mellifère qui vit en sa ruche,
S'activant du matin au soir sans nul repos,

Et l'araignée, à l'affût au coin de sa toile,
Mille mondes coexistent dont on ne sait presque rien ;
Sans parler du Ciel et de ses myriades d'étoiles
Qui dépassent l'entendement des pauvres Terriens !

Qu'ai-je de commun avec l'aigle, sinon la plume
Et l'oeuf ? Si sur terre je ne crains aucun oiseau,
Dans les airs, c'est lui qui détient le royal sceau

Et nul n'a son regard perçant, je le présume.
L'on prétend que j'enfouis ma tête dans le sol
Pour n'être point vue ? Cette médisance me désole !

Marc

mercredi 18 janvier 2017

En l'infime du Créateur

Blason de Sept-Îles (Sept-Rivières, Québec)

En toute circonstance, tiens-toi droit et souris.
Ce qui te fait être jamais ne t'abandonne
Et donne à chacun de tes instants tout son prix
Car en lui est une Éternité qui résonne.

L'Océan sans rivage devient alors l'Océan
Aux cent rivages et aux innombrables îles.
L'abandon de soi ne conduit pas au néant
Mais dans le Sein de Dieu, de l'âme le sûr asile.

Toute rencontre est de toi-même le miroir ;
C'est à l'extérieur que ton esprit se projette.
Sache pourtant que ton regard n'est jamais qu'à voir

Ta propre conscience du monde. Tout est intérieur
Et toute chose n'est que de l'Un une facette,
Le simple reflet en l'infime du Créateur.

Marc
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D'argent à sept îles de sinople ordonnées 4, 2,1, au chef de sable
chargée d'une corne d'abondance d'or versant des pièces du même.

Sixth Sense

Blason de la famille Stirnimann von Knutwil (Suisse)

The fragrance of stars.

The softness of the sky.

The sound of a child’s gaze.
The taste of summer clouds.
Look at the Symphony,
trust Poetry
and train your sixth sense.
It is the only one that works
in the Other World.

Frédéric G. Martin - © 2016
Words in the Light - Poésie sous les étoiles

Poésie héraldique allemande - Woldenberg

Blason de Woldenberg (Brandebourg, Prusse ancienne)

Auf Silbergrund eine rote golden besamte Rose.

Ward je in Wälderbergen
Ein Herz mit Glut und Erz bedrängt,
Von kunstverstrickten Zwergen
Zur Form der Rose umgezwängt,
So kann auch keiner dämmen
Den Blutquell, der im Kelch ihr kocht,
Den goldnen Klöppel hemmen,
Der unerschöpften Herzschlag pocht.

Dies Zeichen ward beschieden,
Uns immer klagend anzusehn,
Auf unsre falben Frieden
Die roten Tropfen herzuwehn,
In unsre lauen Zonen
Zu springen mit dem heißen Schlag,
An unserm Haus zu wohnen
Und mitzuleiden unsern Tag.

Erwünschten Götzenbildern
Wird Kleid und Jagdzeug umgehängt,
Für uns im Forst zu wildern,
Darin man Qual und Reue fängt,
Und haben einst in Nöten
Wir ihre Scham geschaut, entblößt,
So werden sie uns töten,
Wenn nicht dein stummes Wort uns löst.

Du hast den Schmerzensglauben
Der hoffenden Gerechtigkeit.
Du Mutter aller Schrauben,
Die Gott dem stolzen Triebwerk leiht;
Sie drehn sich irr im Kreise
Und wissen gar nichts, was sie hält,
Und stehen still, wenn leise
Dein Herz auf ihre Häupter fällt.

Blason des sept jours



Beau vendredi d’azur, que les choses vont mieux
Quand sur le pays vient ta lumière sereine !
Samedi de sinople, achevant la semaine,
C’est le jour qui convient pour flâner sous les cieux.

Dans le dimanche d’or, nous offrons à nos yeux
L’éclat d’un frais jardin, où les heures se traînent ;
Vient le lundi de sable où les labeurs nous prennent,
Aussi longtemps, du moins, que l’on n’est pas trop vieux.

Brave mardi d’hermine, où nous cherchons fortune,
Tu escortes la nef en route sous la lune
Et tu cèdes la place au mercredi d’argent,

Respectant chaque fois l’ordre chronologique ;
Puis de gueules surgit le jeudi nostalgique,
Vers le doux vendredi enfin se dirigeant.


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lundi 16 janvier 2017

L'Illimité des Possibles

Blason de Neubiberg (Bavière, Allemagne)

S'évanouir en ce Regard
J'y pressens L'Origine
Mon âme recevant Ta Lumière
C'est Là qu'a jailli le Sublime
Lors de L’Étreinte de nos Lacs
Le Souvenir est cuisant
Les yeux de mon âme
Se veulent encore plonger
Dans L'Océan de Ta Beauté
Ces Lumières qu'enflamment
Les Rivières de Ta Majesté
Mon cœur ruisselle de désir
En l'aspiration de mes soupirs
Ce sont des secousses sans trêve
Chaque jour voit augmenter cet Amour
Les contractions sont les supplices
De L'extrême intensité du Retour
Que suis-je à espérer, Tu es Mon Amour
Est-il un Amour en dessous de L'Amour?
C'est en Sa Pureté qu'Il est Sublimé
T'aimer en dessous de cette Réalité
Le puis-je, Toi L'Entièreté de mes univers?
Je suis à épouser encore Ton Mystère
T'aimer moins est-ce possible?
Quand La mesure de Ton Amour
Est Vaste de Tout L'Illimité des Possibles.

Océan sans rivage

Ton Aimée


Blason de Nettetal (Rhénanie du Nord- Westphalie, Allemagne)

Ô Prunelle sublimée du Noble Regard
En Toi les mondes de La Quintessence
Ô Cœur de La Vision surgit une Science
En Toi, La Réalité est à sourire sans égard
Est à danser en ce festin du corps enchanté
Si je suis à mourir, c'est de vivre en Ta Sublimité
Descendue en mon cœur et je suis à Te chanter
Ô Soleil de L'Êtreté, Tes Rayons sont un Nectar
Je bois en La Lumière des Aubes Magnifiées
Vois comme Le Rossignol Mystique en est hagard
En sa poitrine mille et mille Soleils devenus Torrent
De Lumière, en La Nuit, lors que tout est Fusion
C'est en Lui que sont les Secrets de La Sainte Vision
Plonge en mon Œil, il est L'Océan des Océans
Abreuve ton regard des étincelances du Compagnon
Lors que le Miroir est La Réalité de Ton Firmament
Ô mon Vertige, lors que nous sommes en cette Union
Celui qui a goûté au Breuvage de L'Amour Culminant
En la Beauté du Visage, connaît les douceurs de L'Amant
Si je suis à marcher, c'est que je vis en Ta Présence
Ô Conscience de ma Conscience, je suis à T'aimer
Lors que le vent me rapporte Tes abondances
Ô Conscience de La Présence, L'Âme est Ton Aimée.

Océan sans rivage

dimanche 15 janvier 2017

Verticale Gouvernance

Blason de Herrsching am Ammersee (Bavière, Allemagne)

Dame Océane, ce matin, la Mouette jolie
Est venue vous saluer et ouvrir la route,
Lors que le ciel se voilait de mélancolie.
Elle fut comme une promesse sous la triste voûte.

Le Jardin se voulait revêtir de blancheur
Au cœur de cet hiver où est née la matrice
D'un chemin vierge. Chaque matin est défricheur
D'espaces nouveaux en son aurore annonciatrice.

Le voyage continue et la marche se poursuit.
En vérité, ils viennent de commencer, à peine
Car tant de portes s'ouvrent, insoupçonnée, soudaines !

Il est des traces de pas qu'aucun vent n'essuie,
Dès lors qu'elles marquent les jalons d'une cheminance
Placée sous l'Égide d'une verticale Gouvernance.

Marc

C'est en cette Plongée

Blason de Pénestin (Morbihan, Bretagne)

D'or à un navire d'argent, habillé et flammé du même, voguant
sur une trangle ondée d'azur, à la bordure gironnée d'or et d'azur.

C'est en cette Plongée
Seul Face à Face
Te retrouves-tu enfin ?
Sur les bords de Ta corporéité
Ainsi est Ce Vaisseau voguant
Ainsi le mène Son Courant
En Sa Toute Étrangeté
Qu'est-il donc à observer ?
S'il plonge encore en sa nudité
Son Cœur est une Profondeur
Mais aussi une Vasteté
Qu'est-il à voir
En cet espace multiplié ?
Sois en ton intensité
Encore à plonger
Jusqu'à trouver
Est-il en cette solitude
Un lieu que tu n'es pas à visiter ?
La vie a laissé des traces
Tout semble s'effacer
Plonge encore plus loin
Jusqu'à ce que tu perdes toute attache
Le sage me l'a tant répété
En ce Puits de L'Êtreté
J'ai plongé et plongé
Je n'ai pas su m'arrêter
Plonge encore, tu es à observer
Les Jaillissements des Vagues
Qu'une Beauté engendre
Au creux des ourlets
En L'Océan de Ton Âme
Solennelle Présence
Cruciale Vérité
Atemporelle Tempérance
Plonge et dis-moi ce que tu as Trouvé
En ces nuits de mon être
En ces ondes insoupçonnées
En La Magistrale Sublimance
En cette plongée qui se voulait remontée
C'est Lui, Lui que j'ai trouvé
C'est Lui, Lui qui est à me soulever.

Océan sans Rivage

mardi 10 janvier 2017

Le sourire du Romarin

Blason de Bonnefond (Corrèze)

D'or au chevron de gueules accompagné de trois branches de romarin de sinople.

Il est un sourire que peu sont à conquérir.
C'est en la splendeur d'une Lumière émanée, lors que les yeux se plissent en ces transparentes vagues, lors que le silence, à peine, ose murmurer les paroles que des ondes virginales épousent en ce Souffle retenu.
Les neiges floconnent depuis les contrées les plus éloignées.
Le pas est feutré de toutes les aspirations vives.
Ce sont les cascades dont l'Echo est témoin des rondes luminescentes.
Le cœur reçoit.
Il est une bouche dont le rire est suave clarté.
En marchant, le Romarin s'ouvre à la discrétion du Regard.
Touche bleutée du Ciel qui est à offrir ses délicats pétales.
Ce sont mille caresses qui se recueillent en cet étonnement.
Voici la main qui se tend vers Ta Présence, Ô Romarin qui ainsi est à nous sourire.
Ce sont les tendresses de La douce Reconnaissance.
Ô Romarin des neiges de notre lac aimant.
Ô Romarin qui de L'Espoir a fait une Source Vive.
Les légèretés de ta discrétion sont les aurores boréales de La Quintessence.
Ainsi s'est levé le Regard transi d'Amour.
Ainsi a parlé le sourire de Ton Occultation.
Ainsi sont les effluves du froid hivernal et du recueillement des Nuits longues.
Ainsi est la chaleur de Ta Protection.
Ainsi est La Mémoire de L'Émouvance.
Ainsi est Ton Intimité qui se veut L'Amitié des Bienheureux.
C'est au Grand Nord que s'est lové Ta Proximité déconcertante.
Noble Romarin du Jardin qui est à se visiter.
Amour de la modeste et pudique Invitation !
Est-il une autre Joie lors que se découvre Ta Bienveillance ?
J'ai bu à La Coupe de Ton Au-delà.
Des fleuves de Ton opale Firmament.
C'est en Toi que j'ai cueilli La Présente Réminiscence.
Des liens qui nous délient des douleurs de L'Arrachement.
Ô Romarin de L'Esprit qui devient Les Souvenirs de L'Origine, lors que tout se veut Bouclier contre les froideurs du Siècle.
Armure et Epée sont les flamboiements d'une Blancheur rayonnante, et ton sourire efface toutes les traces de nos pleurs.


Océan sans rivage

Maître Coq en sa bienveillance



Quand Gente Poule s'en fut revenue de voyage,
Elle était, foi de Maître Coq, plus que rendue.
– L'Amie, est-ce raison d'ainsi courir à votre âge,
Lors qu'en votre absence, je me suis morfondu ?

Il vous faut prendre du repos, c'est une urgence,
Et je vous veux bien compagner sur le perchoir
Si cela me donne de la chose quelqu'assurance.
À dormir notre saoul, nous ne saurions déchoir

Car nous avons, je crois, assez battu nos ailes ;
Debout dès l'aube, allant par monts et par vaux,
Sans jamais remettre à demain nos travaux ;

Ne mesurant ni notre peine ni notre zèle
Afin d'élever la basse-cour en haute-cour
Et n'ayant, pour toute aide, que le Ciel pour secours.

Marc

L'Art de partager du bon grain


Blason de Dittelbrunn (Bavière, Allemagne)

Les matins écorchés en cet Appel du Ciel,
Ramène Gente poule vers son pays natal.
Soupirs hivernaux dont le cœur ému ruisselle
Lors qu'aucun obstacle ne peut être fatal.

Saurait-on ralentir une âme alanguie ?
Mille ailes deviennent la Conquête Azurée.
Saurait-on s'opposer au désir enfiévré ?
Gente poule ne tolère aucun démenti.

Il est un que l'on chérit comme une prunelle
Un Ami qui n'est à nul autre pareil.
Voici que la longue distance est à se plier.

Le Jardin est Témoin de La Noble Amitié.
Ont pérégriné une année ces compagnons.
- Maître Coq, ensemble, ce bon grain, partageons !

Océan sans rivage

samedi 7 janvier 2017

The Garden of Regrets

Blason de Mönichwald (Styrie, Autriche)

                                                      Yesterday,
                                                      I went to the Garden of Regrets.
                                                      There were no birds,
                                                      trees had forgotten their names.

                                                      There was not even a trace of you,
                                                      the wind had blown out the candle.

                                                      Anyway,
                                                      Spring is patient and strong enough,
                                                      and Silence said all the words
                                                      I needed to hear:

                                                      no one is to blame,
                                                      Love is a flickering flame.

Frédéric G. Martin - © 2016

Poésie héraldique allemande - Sonnewalde

Blason de Sonnewalde (Brandebourg, Allemagne)

Im Blau eine große goldene Strahlensonne mit menschlichem Antlitz.

Sonne steht am Fensterhang und spricht:
« Warum leiht ihr mir ein Angesicht ?
Wärme bin ich, bin das Liebeslicht,
Eure schwachen Züge hab' ich nicht.

Schütt' ich in den Frühling meinen Brand,
Lodert euer kärglicher Verstand ;
Weisheit schreib' ich auf die Spittelwand,
Und mich irret keine Menschenhand.

Straßen tun dem Erdenleib Gewalt,
Staudamm gibt dem Wasser Ungestalt,
Feldluft wird in euren Kerkern alt ;
Schaut mich an : ich werde doch nicht kalt.

Ohne Lippen hab' ich Laut genug,
Ohne Fittich kenn' ich höchsten Flug ;
Schließt mich nicht in euren Maskenzug
Mit der Larve, die ich niemals trug ! »

Die da zögerten, als Sonne sprach,
Die sie hörten, denken lange nach.
Wie sie zürnend aufblinkt ob der Schmach !
Wird sie ahnden, was ein Kind verbrach ?

« Wenig hab' ich, aber alles hier,
Kreisel und ein hölzern kleines Tier.
Meiner Mutter Antlitz schenk' ich dir,
Liebe Sonne, willst du mehr von mir ? »

Eine Mutter redet in den Wind :
« Wissen wollt' ich dich und wurde blind,
Und so mal' ich, was ich niemals find',
Warm und gut und lieblich. Wie mein Kind. »